Recherche mot-clé

Images diverses

Lundi 5 janvier 2009
La bonne nouvelle est tombée dans la foulée des festivités du 50è anniversaire de la révolution cubaine. Raul Castro a déclaré être prêt à discuter face à face avec Obama lorsque ce dernier sera assermenté président "...sans carotte ni bâton." Il s'agit d'une grande et excellente nouvelle en ce début d'année 2009.

L'île de Cuba, en pleine crise économique, a besoin du souffle américain pour survivre et continuer le progrès social enclenché par Fidel Castro dans le cadre de sa Révolution. Comment se fera cette ouverture et dans quelles conditions? Quels seront les paramètres imposés par l'Administration démocrate?

Une chose est certaine, les États-Unis n'ont pas grand chose à perdre et les Cubains, tout à gagner. De toute évidence, cette relaxation se fera par étapes et non subitement.

Ce vent de fraîcheur mettra peut-être un terme au bras de fer de certains pays de l'Amérique du Sud vis-à-vis les États-Unis, dont le Vénézuela, l'Équateur et la Bolivie. Un rapprochement en ce sens est souhaitable avant que l'Iran ou d'autres juridictions ne développent davantage avec ces pays de notre hémisphère.

Pour lire la dépêche de l'Agence France-Presse sur France 24, cliquez ici.

Stéphane Gendron



Par Stéphane Gendron - Publié dans : huntingdon
Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Salutations cher Stéphane,
Il est temps que cet embargo soit levé. La population cubaine souffre depuis 47 ans. L'ouverture que manifeste Raoul Castro face à l'adminstration Obama est une bonne nouvelle pour le futur. Souhaitons que Barack Obama ne se laisse pas intimider par les dinosaures de Washington et démontre qu'il est possible de négocier avec ce pays. Après tout les États-Unis ont des ententes avec des pays moins respectueux des droits humains que Cuba.

En passant Stéphane, je vous souhaite, à vous et votre famille une nouvelle année remplie de bonheur de joie et surtout de santé.
Commentaire n° 1 posté par Jean Bottari le 05/01/2009 à 06h39
Bonjour,

 Il est vrai que cette annonce fait un petit vent de fraîcheur en ce début d'année cahotique au niveau international.

 Lorsque j'ai vu la nouvelle pour la première fois hier, je me suis dit que Fidel avait par l'entremise de son frère fait le choîx lui-même de tenter un rapprochement avec les États-Unis, choîx stratégique et politique. L'embargo est très lourd de conséquence pour Cuba et l'attrait du nouveau président américain est très fort.

 Et je crois que Fidel le doit bien à son peuple, trop souvent laissé à lui-même. Ce serait une belle fin pour ce grand homme, à certains égards. Dernier cliché, Obama et Fidel se serrant la pince suite à la signature d'une entente USA-CUBA... Possible? Et pourquoi pas... l'intention y est.

 Quand même incroyable cet effet Obama, espérant qu'il se propagera aussi au moyen-orient. À suire...

 Bonne Journée !

Luc Bertrand, Valleyfield
 
Commentaire n° 2 posté par Luc Bertrand le 05/01/2009 à 09h17
Il est vrai que le peuple cubain souffre depuis 47 ans, mais cette souffrance n'a fait que le renforcer, les inciter à s'unir davantage et  leur apprendre à partager. Les cubains ont appris à maximiser le peu qu'ils avaient, ils se sont instruits, et même s'ils ne vivent pas dans la richesse à cause du blocus américain, ils se tirent RELATIVEMENT bien d'affaire. Un jour, les pays producteurs de pétrole dont le Vénézuéla fait partie soumettront les américains à leurs conditions et libéreront Cuba d'un blocus qui n'a plus sa raison d'être. Même libéré du blocus, le peuple cubain est bien capable de ne pas commercer avec les États-Unis par fierté et de continuer à progresser pour donner une leçon à celui-ci. C'est un peuple fier et intelligent qui mérite notre respect et notre admiration.  
Commentaire n° 3 posté par Jean Lespérance le 05/01/2009 à 11h21
Ça aura "juste" pris une douzaine de présidents....    On doit saluer le prospect de ce temps nouveau.
Oh je sais, Barack Obama n'est pas un dieu, mais "criss" qu'il inspire le changement partout!  Tant mieux, et bravo aux américains d'avoir fait ce bon choix, un second en 5 décennies...
Commentaire n° 4 posté par JF Gagne le 05/01/2009 à 14h53
A ceux qui s'emballe trop vite avec Obama, attendez.  Il n'a encore rien fait, et franchement, à voir de qui il s'entoure, il n'y a pas lieu d'être trop optimiste.

Concernant l'amérique latine, ca ne risque pas de changer sous Obama.  Le "problème" avec l'amérique Latine est que la majeur partis des pays se sont finalement libéré de l'emprise des USA.  Ce "problème" sera là sous Obama.

L'embargo sur Cuba est entièrement et unilatéralement le choix des USA.  C'est pas Raul Castro qui va changer ca.  Le crime de Fidel du point vu des USA, ca a été de renverser leur dictateur cubain chéri.  L'embargo restera tant que les Castros seront dans le portrait.

Évidemment, j'espère sincèrement qu'un jour je devrai m'excuser de m'être trompé sur Obama... mais on en reparlera... jusqu'à preuve du contraire Obama n'est pas le messie tant attendu.
Commentaire n° 5 posté par Stephane B. le 05/01/2009 à 18h36
Vous avez peut être raison Stéphane. À force de semer trop d'espoir, on récolte la désillusion! Stéphane G.
Réponse de Stéphane Gendron le 05/01/2009 à 19h24

Partout où le communisme existe, le peuple souffre. Cessez de rêver en couleur. Lever l’embargo donne raison à un régime criminel marxiste. Le peuple ne sera pas mieux après qu’avant. Ce qu’il faut lever, ce sont les bandits marxistes en place qui ont fait de Cuba une prison.

Si vous aimez tant que cela le régime, déménagez donc dans un pays marxiste. Vous m’en reparlerez.

Commentaire n° 6 posté par Carol Tremblay le 05/01/2009 à 18h47
@Carol qui dit: "Lever l’embargo donne raison à un régime criminel marxiste."

Carol, l'embargo sur Cuba n'est pas une question moral.  C'est strictement parce que Castro n'est pas l'homme de Washington.

Pendant très longtemps, le très dangereux Suharto, ancien président d'indonésie était l'homme de washington, y'a pas d'embargo contre l'Arabie Saoudite, et la Turquie peu tranquillement tuer des Kurdes avec l'armement d'origine américaine, y'avait pas d'embargo contre l'Iraq quand Hussein était l'homme de Washington.

En contrepartis, Hugo Chavez (élu démocratiquement) est un monstre à en croire ce qui est écrit et dit sur lui aux USA (son crime est d'assigner une plus grande portion des profits de l'exploitation du pétrole pour les services à la population du Vénézuela).  Y'a une situation similaire en Bolivie ou le président élu démocratiquement a le culot de vouloir que que les bolivians aient leur juste part des bénifice de l'exploitation du gaz naturel - Washington n'apprécie pas du tout.

La liste d'exemples pourrait être plus longue.  Mais même avec ces exemples, la tendance est claire.   Ce qui définis la validité d'un régime pour Washington est strictement question de savoir si le régime agis dans les intérêt de Washington.  Si les intérêt de la population coincident avec les intérêt de Washington, tant mieux, ce n'est jamais la principale considération.

Mais bon, j'ai pleins de trucs à faire, alors je m'arrête.
Commentaire n° 7 posté par Stephane B. le 05/01/2009 à 21h10
Appuyer Castro et Chavez faut le faire...

On vit vraiment dans une province de tarés!
Commentaire n° 8 posté par Martin le 05/01/2009 à 22h29
Chavez a eu le courage de nationaliser les pétrolières. Castro a relevé l'instruction et les soins de santé. Aucun régime n'est parfait. Les prisonniers politiques sont une honte à ces régimes. Mais que voulez-vous faire de plus? Maintenir l'embargo... les prisionniers politiques sont toujours en prison.
Réponse de Stéphane Gendron le 06/01/2009 à 13h45
À Carol Tremblay.
     Le bon catholique que vous êtes ne se souvient sûrement pas du régime qui existait avant Castro, le régime de Fulgencio Batista. En ce temps-là, les seuls commerces étaient les cabarets et les boîtes de nuit où 4 femmes sur 5 vivaient de la prostitution. Sans usine, sans manufacture, c'était la grande misère. Cuba était reconnu comme le  plus grand bordel de l'amérique. C'était pire que la Thaïlande où les enfants sont offerts en pâture aux touristes sexuels dépravés. Il faut être aussi aveugle que ceux qui ont fermé les yeux sur les écarts de conduite de  nos religieux dépravés pour ne pas se rendre compte qu'il y a eu une nette amélioration (dans tous les sens du mot nette) depuis ce temps-là. Il n'y a pas que le côté matériel à considérer. Un pays érigé, construit sur de bonnes bases, reste et grandit tandis que celui qui construit sur des mauvaises  s'effrite et tombe. Lorsque la religion n'est pas subordonnée à l'État et que l'État n'est pas subordonné à la religion, qu'il y a une nette séparation entre l'Église et l'État, l'éducation fait toute la différence. Et le taux de criminalité de Cuba, selon ce qu'on sait, ce que l'on entend dire, se compare avantageusement à n'importe quel autre pays du globe. Ce qui est un signe qu'il se donne une bonne éducation.
Commentaire n° 9 posté par Jean Lespérance le 05/01/2009 à 23h07
Impayable, ce Carol... 

" déménagez donc dans un pays marxiste. Vous m’en reparlerez."

Lequel me proposez-vous?

La Corée du Nord me semble plus stalinienne que marxiste. Le marxisme n'y est plus qu'un prétexte à la dictature "du peuple", exercée par Kim-Jong-il...

Le Viet-Nâm me semble plutôt dériver vers Keynes, de marxiste qu'il était. 

La Chine? La Chine est-elle encore marxiste... Le capital semble pourtant y fleurir. 
 
Je pense, mon cher Karol, que vous confondez totalitarisme (ou dictature) et marxisme

Si vous étiez un chômeur du Mississipi, je pense que vous auriez de meilleures chances d'être soigné (sans être saigné) à Cuba. Je dis ça de même, là... 
Commentaire n° 10 posté par Charles Beaulieu le 06/01/2009 à 03h29
 Bonsoir Stéphane.

À mon avis,il est plus que temps que cet embargo entre les États-Unis et Cuba soit levé. Ça fait quarante-sept ans que ça dure et il est plus que temps d'y mettre fin.

Moi,si j'étais à la place de Barack Obama comme Président Américain,c'est ça que je ferai. Mais je ne suis qu'un pauvre Québécois hélas.

Sylvain Lacroix

St-Félix-de-Valois
Commentaire n° 11 posté par Sylvain Lacroix le 06/01/2009 à 06h39
Mathieu Bréard signe un article dans le Québécois libre http://www.quebecoislibre.org/08/080515-13.htm sur l'embargo contre Cuba. Cet homme est loin d'être un représentant de la gauche mais plutot un fanatique des armes a feu. Lui-meme est contre l'embargo, alors..........a quand un réveil de la droite sur cette question......On commerce avec la Chine communiste qui massacre encore des civils mais commercer avec Cuba NON.
Commentaire n° 12 posté par Elise le 06/01/2009 à 15h49

Peu importe le forum, il y a toujours ceux qui lisent les textes rapidement et qui accusent les autres de confondre les choses, alors qu’ils n’ont pas même gratter la surface mince de vernis qui recouvre le sujet.

LE MARXISME-LÉNINISME FACE À LA SCIENCE, À LA MORALE ET À L'ACTION TACTIQUE

 

La science prolétarienne


 
Et la même façon communiste de voir se retrouve dans les sciences. S'il est un domaine cependant où la vérité paraît être l'objet des moindres recherches, c'est celui-là.


 
Combien de fois nous a-t-on dit qu'en ce chapitre au moins le marxisme devait bien se trouver contraint de se fixer, d'adhérer à une certitude, de croire à la vérité, au sens le plus traditionnel de ce mot.

 


Nouvelle erreur...; et dont il serait d'autant plus facile de se défendre que les communistes, certainement, ne sauraient faire plus qu'ils ne font pour marquer la différence qui existe, à leurs yeux, entre la science prolétarienne et la science bourgeoise. Ici encore ce qui permet de comprendre l'opposition c'est le rappel de ce que nous venons de dire. La science prolétarienne est éminemment dialectique. Son objet n'est point tant de connaître que de TRANSFORMER. C'est moins l'ÊTRE qui l'intéresse dans ce qu'elle peut découvrir que les forces, l'énergie, les nouvelles possibilités de transformation à mettre au service de la Révolution.


La science prolétarienne, «force motrice de l'histoire»


 
Rien ne sert de s'en aller dire à un marxiste que la science comme telle, en tant que science même, consiste d'abord à savoir. Distinctions bien connues, vous répondra-t-il; manifestations classiques d'un déplorable esprit métaphysique. Pour le marxiste le fait de savoir ne peut pas être isolé, considéré à part.

 


 
«Suivant Staline, écrit M. Raymond Guyot, la science ne peut se définir en dehors de son contenu de réalité, de son pouvoir concret de transformation... Or, qu'est-ce que la pratique véritable? C'est l'acte transformateur affrontant la réalité pour y porter la marque de l'homme. La pratique c'est le développement historique et révolutionnaire des forces productives et des rapports sociaux. Il est donc impossible de comprendre aucune forme d'activité humaine sans se référer aux rapports sociaux, aux rapports de classe. Pas plus que l'art, pas plus que la littérature, pas plus que la pédagogie ou le sport, la science n'échappe à cette loi...» (Les Éditions de la Nouvelle Critique. Science bourgeoise et science prolétarienne, p. 44. M. Guyot est un membre très en vue du P.C.)


 
«La science bourgeoise, écrit de son côté M. Gérard Vassails, du moment qu'elle s'est saisie de l'expérimentation, s'est persuadée, tout au long de son histoire, qu'elle détenait le monopole de la recherche de la vérité sur la nature; pratique qu'elle conçoit seulement comme technique spécialisée. Au contraire, dans la société socialiste, la pratique est considérée pour ce qu'elle est en réalité: savoir l'activité sociale tout entière - en l'espèce l'édification du socialisme - et la source de tout progrès révolutionnaire en science.» (Opus cit., Science bourgeoise et science prolétarienne, p. 32.)

 


Formules pleines d'équivoques, encore et toujours, où le sens commun distingue une effarante confusion entre la science elle-même et l'usage qu'on en peut faire, le sens qu'on peut lui donner. Mais, précisément l'essentiel du marxisme est dans la volonté de fondre ainsi les choses, et de refuser les distinctions du sens commun.


Cf. ce texte où les confusions signalées apparaissent nettement: «Le réalisme (!) de la méthode scientifique nous oblige à envisager le monde comme un ensemble de forces», écrit M. Roger Garaudy (Le Matérialisme historique, p. 23, édit. Sociales, Paris, 1946) «L'ÉTUDE DE LEURS RAPPORTS, de leurs équilibres, de leurs évolutions et de leurs résultantes est un problème SCIENTIFIQUE.


«Il nous faut donc (!) ORGANISER CES FORCES et c'est en organisant les masses, en faisant pénétrer en elles la conscience de leur force (et c'est là notre TRAVAIL PRATIQUE) que l'humanité sortira du règne de la fatalité pour entrer dans celui de la liberté (Engels).»
 

 

Ainsi, pour Staline, «la science s'appelle science(!!) parce qu'elle ne reconnaît pas les fétiches (Entendez: tout ce qui peut avoir un certaine caractère de permanence, de vérité stable.), parce qu'elle ne craint pas de porter la main sur les choses qui ont fait leur temps...»


 
On le voit, même en ce domaine, l'évolution, la révolution de tout, la transformation universelle demeurent la seule préoccupation du marxisme. La science n'est point pour le marxisme un moyen de connaître le monde, mais, encore et toujours, de le transformer.

 

La science pour le marxisme n'est point vérité (au sens ordinaire de ce mot), elle est force.


Il en est de même pour la littérature: «Le peuple attend des livres, des pièces, des films susceptibles évidemment de l'enrichir dans ses connaissances de la vie, mais susceptibles SURTOUT D'AIDER LE PARTI dans sa lutte grandiose pour un monde communiste.» (Literatournaïa Gazeta, 25 décembre 1948).


 
- De même encore en géographie:


«En éditant des livres sur des pays de démocratie populaire, l'édition géographique ne doit prêter attention qu'à ce côté de la question». (Pravda, 12 janvier 1949).

 


 
«La science, lisons-nous dans le discours de Engels sur la tombe de Marx, la science était pour lui une force motrice de l'histoire, une force révolutionnaire. Si une découverte nouvelle dans chaque science théorique était capable de le transporter de joie, encore qu'on n'en pût peut-être pas prévoir du tout l'application pratique, comme il se réjouissait plus encore lorsqu'il s'agissait d'une découverte ayant un effet révolutionnaire immédiat sur l'industrie, sur le développement historique en général.»

 

- La morale communiste

 
«L'histoire est a priori amorale, fait dire M. Arthur Koestler à l'un de ses personnages (40); elle n'a pas de conscience... Vouloir mener l'histoire selon les maximes du catéchisme, c'est laisser les choses en état.» (Le Zéro et l'Infini, p. 173, Calmann-Lévy, édit.)


 
Après de tels propos, après tout ce qui vient d'être dit sur l'action marxiste, peut-on parler encore de morale communiste? La notion de morale est-elle même concevable en un pareil système?

 

 
Si l'on donne à ce mot son sens le plus rudimentaire de détermination d'un comportement humain en fonction d'un but à atteindre, l'existence d'une morale marxiste est incontestable.


Exemple: pour un catholique la fin de l'homme c'est Dieu. Comme le dit saint Ignace, dans le «Principe et Fondement» de ses Exercices Spirituels: «L'homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu...» La morale chrétienne est déterminée par là-même. Le mal, le péché, dès lors consisteront à se détourner de Dieu, pour lui préférer la créature. La Volonté explicite de Dieu (Décalogue, Révélation, Dogme) et sa volonté implicite (ordre naturel voulu par Lui) apparaîtront comme les normes de cette morale.


 


 
Lénine s'est chargé de répondre fort explicitement.


«La morale communiste existe-t-elle, s'est-il lui-même demandé? Y a-t-il une moralité communiste? Certes oui. On se représente souvent que nous n'avons pas de morale à nous, et la bourgeoisie nous reproche souvent, à nous communistes, de nier toute morale. C'est là une façon d'escamoter les idées, de jeter de la poudre aux yeux des ouvriers et des paysans. (Cité par M. Léon de Poncins: L'Énigme Communiste, p. 56. Édit. Beauchesne.)

 

«Dans quel sens nions-nous la morale, l'éthique? Mais dans le sens prêché par la bourgeoisie qui déduit la moralité des Commandements de Dieu. Nous disons naturellement, à ce propos, que nous ne croyons pas en Dieu, et nous savons bien que le clergé, les propriétaires fonciers, la bourgeoisie invoquent la Divinité pour défendre leurs intérêts d'exploiteurs. Ou bien, au lieu de déduire la moralité des commandements de l'éthique, des Commandements de Dieu, ils la déduisent de phrases idéalistes ou semi-idéalistes qui, en fin de compte, ont toujours également la plus grande ressemblance avec les commandements de Dieu.

Il est symptomatique de comparer l'identité quasi parfaite de la morale ainsi définie par Lénine et de cette «morale nouvelle» condamnée il y a quelques années par Pie XII (18 avril 1952). «Le signe distinctif de cette morale, écrivait le Pape, est qu'elle ne se base point sur les lois morales universelles, comme par exemple les Dix Commandements, mais sur les conditions ou circonstances réelles et concrètes dans lesquelles on doit agir».

 

Rien de plus anti-marxiste, en effet, que le Décalogue, autant dire un impératif moral, immuable, stable, s'imposant comme la volonté d'un Être Suprême, principe et fin de l'univers, et la Vérité même.


«Nous répudions toute moralité provenant d'une inspiration étrangère à l'humanité, étrangère aux classes sociales. Ce n'est, disons-nous, que mensonges, duperies... Nous disons que notre moralité est entièrement subordonnée aux intérêts de la lutte de classe du prolétariat. Notre moralité se déduit des intérêts de la lutte de classe du prolétariat. C'est pourquoi nous disons: la morale con sidérée en dehors de la société humaine n'existe pas pour nous; c'est un mensonge (46). La morale pour nous est subordonnée aux intérêts de la lutte de classe du prolétariat.» - «Notre devoir est de lui subordonner tous les intérêts. Nous y subordonnons notre morale communiste. Nous disons: est moral ce qui contribue à la destruction de l'ancienne société d'exploiteurs.» (Lénine, Œuvres Complètes, T. XXV, pp. 465-466, Discours à la jeunesse.)

C'est dans ce sens, par exemple, que Lénine s'exprime dans son ouvrage: Maladie infantile du Communisme, écrit en 1920: «Il faut être prêt à tous les sacrifices, user même, s'il le faut, de tous les stratagèmes de ruse, de méthodes illégales, être décidés à se taire, à celer la vérité, à seules fins de pénétrer dans les syndicats, d'y rester et d'y accomplir, malgré tout, la tâche communiste... Se lier d'avance, dire tout haut à un ennemi qui, pour l'instant, est mieux armé que nous, si nous allons lui faire la guerre et à quel moment, c'est bêtise et non ardeur révolutionnaire. Accepter le combat lorsqu'il n'est manifestement avantageux qu'à l'ennemi c'est un crime, et ceux qui ne savent pas procéder par «louvoiement», accords et compromis pour éviter un combat reconnu désavantageux sont de pitoyables dirigeants politiques de la classe révolutionnaire».

 

 

«Le seul critère moral que nous reconnaissions, dit encore le personnage de M. Arthur Koestler, est celui de l'utilité sociale (48).» (Le Zéro et l'Infini, p. 191, Calmann-Lévy, édit.)

 
Une morale adaptée aux conditions changeantes de la Révolution

 
Rien qui ressemble donc - Lénine est formel - à une morale fondée sur des impératifs stables, principes de vérité et de bien, qui rappelleraient plus ou moins les Commandements de Dieu. Point de condamnation du mensonge, du meurtre ou du vol comme tels. Rien ne peut être dit bon ou mauvais en soi. Selon la préoccupation constante du marxisme, la moralité d'un acte ne peut se concevoir en dehors de la société «humaine»; c'est-à-dire, sans référence à la lutte de classe et au plus grand profit de la Révolution. Quoi d'étonnant, dès lors, à ce que les maximes de l'immoralité la plus scandaleuse soient diffusées par les marxistes, si l'on obtient par là une plus rapide désagrégation de la société bourgeoise? Mais que la licence, le divorce, l'union libre viennent à menacer l'énergie du camp révolutionnaire, les formules rigoristes seront immédiatement remises en honneur.


 
Ainsi s'explique le revirement de Moscou au sujet de l'éducation sexuelle, de l'avortement ou du divorce.

 

«Au cours des premières années de l'État Soviétique, écrit, sans la moindre gêne, Guseva, des ennemis du socialisme (49) répandirent la théorie... prétendue révolutionnaire de l'amour libre qui, en réalité, n'avait rien de commun avec la morale communiste... En contraste, la moralité prolétaire reflète les nouveaux rapports qui sont en train de prendre forme dans les milieux ouvriers. Il ne s'agit pas de la disparition de la famille, sous le régime socialiste, comme le prophétisaient les théoriciens bourgeois anarchistes, mais de son renforcement et de son perfectionnement sous nulle autre forme que sa forme monogame...


Trotsky, «liquidé» il est vrai, se plaisait à reconnaître que «la Révolution d'octobre tint honnêtement parole à l'égard de la femme... Elle tenta héroïquement de détruire l'ancien foyer familial croupissant, institution archaïque, routinière, étouffante...»

En réalité, ces prétendus «ennemis du socialisme» comptèrent parmi eux les chefs les plus authentiques du marxisme.

 
«On ne saurait être d'accord avec le Professeur V. N. Kolbanovsky (qui déclare que): «Le droit de divorcer existe dans des cas exceptionnels, psychologiques ou autres.» « Faire dépendre le sort et le bien-être de la famille soviétique d'éléments purement biologiques... c'est exclure l'influence qu'ont sur l'amour les éléments que sont les idées, l'intimité spirituelle (sic) entre mari et femme et le sentiment de leur devoir social.»

 
Et Guseva, étudiant ensuite les seules raisons qui lui paraissent justifier le divorce, ne semble retenir que le cas où l'un des conjoints «trahirait sa patrie» (sic).

 
Un autre «moraliste» russe A.S. Makarenko n'est pas moins explicite: «La Révolution socialiste d'octobre a supprimé l'inégalité politique, légale et économique des femmes mais certaines gens ont interprété de façon erronée cette liberté et ont décidé que la vie sexuelle humaine pouvait comporter une succession déréglée de maris ou d'épouses... Ces pratiques amènent nécessairement un relâchement et une vulgarisation des rapports qui sont indignes de l'être humain...» Et Makarenko avance les vrais raisons du marxisme: «Dans sa vie sexuelle comme dans sa vie en général, l'homme ne saurait oublier qu'il est membre de la société, citoyen de son pays, qu'il PARTICIPE À NOTRE CONSTRUCTION SOCIALISTE... L'homme soviétique ne saurait ignorer les exigences de la morale sociale, qui... dans le domaine sexuel, imposent des obligations précises à tous les citoyens... N'ÊTRE HEUREUX OUE DANS L'AMOUR FAMILIAL et ne chercher les joies de la vie sexuelle que dans le mariage.»


Si nous nous sommes permis de citer aussi longuement des textes de cet ordre, c'est parce qu'il nous a été donné de lire une étude où l'on se proposait de déterminer les fondements idéologiques d'un anti-communisme qui ne serait pas négatif. Après avoir compris, semble-t-il, que le Décalogue pouvait être ce fondement, l'auteur jugeait bon, néanmoins, d'écarter les sixième et neuvième commandements comme intéressant moins la morale sociale... Les trois premiers commandements ayant déjà été supprimés comme se rapportant à Dieu, le Décalogue se trouvait donc réduit de moitié quant au nombre même de ses articles, et à rien si l'on veut se donner la peine de réfléchir à ce qui fonde sa vertu. La force du Décalogue, en effet, ce qui l'impose, ce qui fait qu'on doit lui obéir, c'est qu'il est un ordre de Celui qui a par excellence le droit de commander et d'imposer: Dieu. Parce que Dieu seul peut être considéré comme maître de tout et de tous. Privé, au contraire, des trois premiers commandements, le Décalogue ne devient plus qu'une prescription, une recommandation d'hygiène qu'on appliquera certes avec profit, mais que rien ne pourra imposer raisonnablement à celui qui n'en voudra pas. Qui niera, dès lors, que les communistes soient plus cohérents dans leur système? Et qui s'étonnera qu'ils puissent taxer de mauvaise foi les tenants de la morale bourgeoise quand il est manifeste que nous laissons et que nous prenons ce que nous voulons dans un texte qui devrait nous apparaître rigoureusement sacré: le Décalogue. Pouvons-nous encore parler de morale quand nous nous permettons aussi effrontément de réduire à cinq les dix commandements? N'estil point navrant de penser que (pour le quart d'heure, s'entend) les communistes ont, plus que nous, un sens aigu de l'importance sociale de la monogamie, de l'indissolubilité du mariage et du contrôle de soi en matière sexuelle?
 


Quand on se souvient des anciennes attaques communistes contre la famille, ces lignes ont de quoi surprendre. Ne serions-nous pas en présence d'une authentique conversion? En aucune façon! Et c'est Makarenko qui se charge de donner lui-même la raison de tout cela:


«Comprenez-moi bien, écrit-il, je suis partisan d'une certaine mesure de militarisation. Non le pas de l'oie! MAIS L'ÉCONOMIE DES FORCES!.»

Il n'est pas jusqu'au principe d'hérédité et de solidarité familiale, si combattus dans les sociétés «bourgeoises» qui ne soient reconnus quand la Révolution est en place, et pour assurer sa puissance.


 
Le décret du 6 juin 1934 (article 2) prévoit les peines dont est passible la famille d'un militaire qui fuit à l'étranger.

 
«Les membres majeurs de la famille du militaire déserteur sont punis de 5 à 10 ans de prison s'ils ont connu la désertion sans la dénoncer, et de 5 ans de déportation en Sibérie s'ils n'en ont pas eu connaissance».

 

Marx ne reprochait pas au libéralisme économique d'avoir détruit la famille, envoyé la femme à l'usine, dégradé la moralité conjugale, arraché les enfants du foyer et multiplié les taudis. Il voyait, au contraire, dans ce libéralisme odieux une étape NÉCESSAIRE dans la destruction de la famille traditionnelle et l'évolution vers le type marxiste de l'éducation et de la société conjugale.


Lénine cite dans Karl Marx et sa doctrine (Édit. Sociales, Paris, 1946, p. 29-30) les passages cyniques du Capital (vol. III, p. 178, N.R.) que voici:


«Il n'en reste pas moins, conclut Marx après avoir critiqué l'esclavage libéral, que la grande industrie, par le RÔLE DÉCISIF QU'ELLE ASSIGNE AUX FEMMES, aux adolescents et AUX ENFANTS des deux sexes, dans les procès»... (mot du jargon marxiste, en français: dans les systèmes) «de production socialement organisés et EN DEHORS DE LA SPHÈRE FAMILIALE, pose une NOUVELLE BASE ÉCONOMIQUE POUR UNE FORME SUPÉRIEURE DE LA FAMILLE ET LES RELATIONS ENTRE LES DEUX SEXES. Il serait naturellement aussi absurde de considérer comme absolue la forme germano-chrétienne de la famille que les anciennes formes romaine, grecque, orientale, qui forment d'ailleurs une série de développements historiques successifs... C'est du système de fabrique qu'est sorti LE GERME DE L'ÉDUCATION DE L'AVENIR, qui unira, pour tous les enfants au-dessus d'un certain âge, le travail productif à l'instruction et à la gymnastique...» etc.

 

«Ce n'est pas l'ancienne famille avec son souci exclusif des siens, qui va nous former l'homme de la société de demain; ce qui va nous former l'homme nouveau de la société nouvelle, ce sont les œuvres socialistes telles que terrains de jeu, jardins, foyers et tant d'autres encore, où l'enfant passera la plus grande partie de sa journée et où de sages éducateurs feront de lui un communiste conscient de la grandeur de cette devise sacrée: solidarité, camaraderie, entraide, dévouement à la collectivité.» (Kollontai, La famille et l'État communiste, p. 7.)


«L'indissolubilité du mariage est en partie conséquente de la situation économique dans laquelle est née la monogamie, en partie conséquente de l'exagération religieuse... Une disparition de l'inclination ou son éviction par un amour passionnel nouveau fait de la séparation un bienfait pour les deux parties comme pour la société.» (Engels, L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, 1884. Trad. Bracke-Desrousseaux. Edit. Costes, 1946, p. 91.)

 
On voit l'erreur grossière de ceux qui prétendent encore que le marxisme a combattu la misère des familles ouvrières, au siècle dernier, et montré le chemin à une Église liée à la bourgeoisie! Il faut n'avoir rien compris à la «morale de l'action» pour raisonner ainsi. Si même l'Église avait attendu Marx pour dénoncer les abus du libéralisme (ce qui est faux historiquement) elle n'aurait eu qu'à rappeler ses principes les plus constants pour lui opposer la doctrine et la pratique de la justice et de la charité.

 

 
Marx au contraire, à moins de renier sa dialectique, ne pouvait critiquer le libéralisme et lui opposer une conception de l'homme plus juste. Il ne pouvait voir en lui qu'un ferment de révolution à exploiter.

 
Et, par cet aveu même, on peut voir que nous sommes toujours en plein marxisme!

 

Ce dernier ne croyant spécifiquement à la vérité de rien et n'ayant pour but que de provoquer une synchronisation de forces toujours plus fortes au service de la Révolution, sa morale ne consiste pas à respecter telles maximes, tels principes dits moraux une fois pour toutes. Tout peut être pris et laissé tour à tour (54). L'amour de la patrie sera tantôt bafoué, tantôt exalté, selon que la cause révolutionnaire pourra en tirer profit en tels lieu et moment donnés. Et de même en ce qui concerne l'amour libre, la frénésie sexuelle, le divorce, l'avortement. Forces destructrices, le marxisme les favorisera pour mieux ébranler l'ordre traditionnel; mais il saura les combattre tout aussi bien, par souci du plus grand rendement ou de «l'économie des forces» de la société révolutionnaire. Dans la mesure où la solidité familiale pourra servir cette dernière, elle sera dite bonne; mais que la tendance de la famille à la stabilité vienne freiner l'action marxiste, elle sera combattue aussitôt, et démantelée, disloquée dans la proportion convenable.


 
«Autant que... pas plus que» saura dire le moraliste marxiste à la façon de saint Ignace (55); mais un «autant que ... pas plus que», au service de la Révolution, non au service de Dieu et dans le respect de son ordre. L'inversion est radicale.

Commentaire n° 13 posté par Carol Tremblay le 06/01/2009 à 18h42
Carol, faites nous une confidence ici: tapez vous vraiment tous les textes (aussi rapidement: une vraie IBM) ou vous faites quelques fois du cut and paste de ce que vous recherchez sur le net? J'ai déjà été prof au Cégep (institution marxiste par excellence), et il m'arrivait de surprendre des étudiants faire ça assez régulièrement. Comme si nous étions tous des caves!

Stéphane
Réponse de Stéphane Gendron le 06/01/2009 à 18h44

Réponse à mon infidèle Stéphane qui me promettait le mariage et de m’aimer exclusivement, quand il m’a payé une croisière sur le Radisson entre Québec et Lévis.

Cher beau Stéphane,

Alors que tu étais encore perdu quelque part dans les limbes avant de venir au monde, notre Marine nationale me rompait à l’art de taper à la dactylo en écoutant la douce musique du code morse sur la clef du dit code. Pour être un bon signaleur, il fallait taper au moins 100 mots à la minute.

Mais là n’est pas la question. Je t’ai dit que j’avais connu ti-Charles Gagnon dans mon village natal. Donc, il va de soi que je connaisse la religion marxiste et ses variantes. Je ne passe pas mon temps à contempler la télévision ni la voisine qui se chauffe au soleil sur le balcon voisin.

Tu devrais aussi savoir, en tant que pianiste, que d’avoir touché le piano avantage grandement celui qui apprend à jouer de la dactylo (je parle de la machine, pas de la secrétaire).

Il s’agit de se documenter avant de raconter n’importe quoi, comme nous le constatons si souvent sur les forums du Kébékistan. Le Kébékeux moyen prend pour des vérités les mensonges qu’on lui a enseignés comme de grandes vérités.

Toi, mon Stéphane adoré, tu nous sors des bribes de phrases et des inventions qui ont été pensées bien avant que même moi je ne naisse.

Je te sers des citations de ceux qui sont les premiers responsables du marasme dans lequel nous sommes présentement.



Réponse à Charles


J’ai connu dans mon enfance un autre Charles: Charles Gagnon.

La grande majorité des communistes ne connaissent pas leur propre religion. Les purges internes communistes sont connues, mais pas expliquées. Quand les communistes sont obligés de reconnaître l’échec et la misère dans laquelle ils ont mis les peuples, ils nous sortent la non-conformité à la foi communiste.  Ils l’ont fait quand la Russie a implosé. Étant rêveurs et ayant tellement mis d’énergie à implanté le système coûte que coûte, qu’il ne peuvent s’admettre avoir été «roublés».


Le choix est le votre: King Knog II de la Corée du Nord, la Chine rouge, Cuba ou les autres pays où les communistes s’affaire à implanter le communisme. Mais si j’étais vous, je resterais au Kébékistan. C’est plus facile et avec le nombre d’innocents intoxiqués par la propagande communiste, le paradis terrestre n’est pas loin. Il a commencé avec la Révolution tranquille, qui tire son nom de la «Révolution silencieuse» rosicrucienne.

 

 
La morale marxiste

 

 

La haine, la terreur, les massacres, les tortures, tout pourra et devra servir. Ainsi le veut la morale marxiste. Les crimes, dès lors, pourront s'accumuler sans troubler le moins du monde la conscience du militant révolutionnaire.

Cf. Engels: «La révolution est un acte par lequel une partie de la population impose sa volonté à coups de fusils, de baïonnettes, de canons, c'est-à-dire par des moyens extrêmement autoritaires. Le parti qui a vaincu est dans la nécessité de maintenir sa domination au moyen de la terreur».
- Cf. Lénine: Les leçons de l'insurrection de Moscou: «Un gouvernement socialiste ne peut se mettre à la tête d'un pays s'il n'existe pas de conditions suffisantes pour qu'il puisse prendre aussitôt les mesures voulues et ÉPOUVANTER la bourgeoisie de façon à gagner les premières conditions d'une politique conséquente». «Dissimuler aux masses, écrit encore Lénine, la nécessité d'une guerre acharnée, sanglante et exterminatrice, comme but immédiat de l'attaque future, c'est se tromper soi-même et tromper le peuple». (Cité par M. L. de Poncins, L'énigme communiste, p. 51. Ed. Beauchesnes.)

 
Rigueur de la morale révolutionnaire et souci d'autocritique.


 
En un sens, pourtant, ce dernier n'a pas la conscience élastique. II s'examine, et sait se reprocher ses fautes, s'accuser même publiquement, se soumettre à la critique et pratiquer l'auto-critique. Voire, il cherche à éveiller autour de lui le même état d'esprit, à aviver le regret des fautes commises contre la Révolution avec le désir de les réparer. Autrement dit, il est vraiment un homme à préoccupations morales. Les plus ardents agitateurs marxistes peuvent même donner une impression de pureté, d'un certain «angélisme» (et cette impression en a trompé beaucoup) mais cet angélisme rend d'autant plus redoutable leur influence subversive, car les démons aussi sont des anges!
 
II suffit de savoir seulement que le vrai marxiste ne conçoit pas ses fautes en fonction du Décalogue, ou de quelque chose d'approchant, mais en fonction du plus grand service, du plus grand triomphe de la Révolution.

Alors que la conscience, par exemple, condamne Buchenvald dans l'absolu, comme contraire à l'ordre naturel et divin, la conscience marxiste condamne Buchenvald comme un «crime nazi». Elle ne condamnerait pas un Buchenvald qui serait instrument de terreur pour le plus grand succès de la dictature du prolétariat. Et, de même, les communistes se font gloire de ne jamais voler. Mais ils n'auront aucun scrupule à confisquer légalement les biens des ennemis du peuple... , etc. Cf. également ces réflexions caractéristiques de Mao-Tsé-toung: «Toutes les guerres de l'histoire se divisent en tout et pour tout en deux catégories: les guerres justes et les guerres injustes. Nous sommes pour les guerres justes et contre les guerres injustes. Toutes les guerres contre-révolutionnaires sont injustes, toutes les guerres révolutionnaires sont justes». (Œuvres choisies, T. I, p. 215, 216.)


- «Nous ne sommes pas contre toutes les guerres... Nous sommes pour la guerre libératrice, anti-impérialiste, RÉVOLUTIONNAIRE bien qu'une telle guerre, comme on le sait, loin d'ignorer les «horribles effusions de sang» les connaisse même en abondance.» (Lettre de Staline à Maxime Gorki, 17 janvier 1930.)

 
- «Si la guerre est menée par le prolétariat après qu'il a vaincu la bourgeoisie dans son propre pays, si elle a pour OBJET DE RENFORCER ET DE DÉVELOPPER LE SOCIALISME, cette guerre est légitime et sainte (!)». (Lénine, mai 1918.)

 


Il est bien évident que nous ne parlons pas ici de ces autoaccusations spectaculaires, dont les célèbres procès d'épuration de l'U.R.S.S. ont donné maintes fois l'exemple; nous parlons des séances d'auto-critique ordinaire, sans qu'il soit possible d'invoquer la moindre contrainte policière, torture, etc.

 

Peu lui importe dès lors le sang versé. Cf. George Sand, citée par Marx en réponse à Proudhon (Discours de M. Thorez du 22-1-35): «Le combat ou la mort, la lutte sanguinaire ou le néant. C'est ainsi que la question est invinciblement posée».

 
- «Il faut exciter les nations bourgeoises à s'entre-dévorer: Y a-t-il des antagonismes profonds à exploiter dans le monde capitaliste contemporain? Le premier qui nous touche le plus est celui du Japon et de l'Amérique. La guerre se prépare entre ces deux pays. Mais pouvons-nous, en l'occurrence, rester indifférents et nous borner à dire que nous ferons de la propagande du communisme dans ces pays? Ce serait juste, mais insuffisant. La politique communiste a pour tâche pratique d'exploiter ce conflit en excitant les ennemis l'un contre l'autre ». Lénine, Œuvres complètes, T. XXV, 592.

 
- «Il faut transformer la guerre étrangère en guerre civile. La transformation de la guerre des peuples en guerre civile est l'unique travail socialiste à l'époque du choc impérialiste entre les bourgeoisies armées de toutes les nations. À bas les niaiseries sentimentales et les soupirs imbéciles après la paix à tout prix! Levons l'étendard de la guerre civile». Lénine, édit. russe XIII, p. 12. (Pages choisies, RE., p. 26.)

 
- «Le seul fait que nous sommes prêts à utiliser les contradictions internationales, pour obtenir dans tous les cas la victoire des armées de l'U.R.S.S., signifie que nous envisageons avec beaucoup de calme, la possibilité de la guerre». (Déclaration de M. Thorez, 17-10-35.)


Sa morale est la morale de la subversion universelle.


 
Elle est sans pitié comme la progression de l'Histoire.

Commentaire n° 14 posté par Carol Tremblay le 06/01/2009 à 20h14
Carol: est-ce que le communisme vous donne des érections ?
Réponse de Stéphane Gendron le 06/01/2009 à 21h29

Cher Stéphane,

Mieux encore! Ce n’est pas tellement le communisme qui me donne des orgasmes multiples, comme de voir comment tu ne peux pas te défendre quand je te rappelle ce que les écrivains marxistes ont prêché. C’est très jouissif.

Tu vois, mon Stéphane, les soi-disant valeurs traditionnelles dépassées selon la gaugauche et les anticléricaux, ne le sont que seulement quand il s’agisse d’affaiblir l’adversaire.

Le mythe de la religion de la paix qu’est le communisme en prend pour son rhume quand on apprend que la Révolution n’est pas finale, mais en progression perpétuelle.

Ce qui m’amène à parler de la Russie.


Le peuple crédule et ignare pense vraiment que le communisme soit décédé et enterré en Russie. Erreur et horreur! Ce n’est encore que l’adaptation d’un régime caméléon diabolique. En quelque endroit, il est écrit que le soldat communistes avance baïonnette au fusil, et que quand il frappe de l’acier, il arrête. Le soldat ne fait que s’arrêter et faire le mort pour l’instant, ce qui berne le naïf.

Commentaire n° 15 posté par Carol Tremblay le 06/01/2009 à 22h36
Coudonc monsieur Gendron, essayez-vous de téter des votes sur le Plateau à titre de possible futur chef de l'ADQ pour permettre au candidat adéquiste dans Mercier aux élections de 2012 de battre Khadir? À trop vous brancher sur le Plateau et sur Mouyial, vous allez jeter un pont irréconciliable entre l'ADQ et les régions et l'ADQ et Québec, alors que c'est là que se gagne une élection au Québec.

Vous êtes en train de répéter les mêmes erreurs que Mario Dumont a fait quand il était au sommet des sondages en 2002 et en 2007, mais à la puissance 10, car, lui, au moins, il n'a jamais défendu le castrisme qui est une dictature totalitaire. Si c'est ça que vous comptez faire du Québec, autant voter pour Culbec suicidaire, conspirationniste islamiste et fémi-fasciste (CSCIFF) et ça reviendrait au même.

Vous nous donnez le goût d'avoir Éric Caire comme chef de l'ADQ.
Commentaire n° 16 posté par Jean-Luc Proulx le 07/01/2009 à 02h27
Mon cher Jea-Luc: belle nanalyse. Vous avez tout compris!
Réponse de Stéphane Gendron le 07/01/2009 à 16h14

Réponse à Jean Lespérance

Lors des dernières élections fédérales, Fanfreluche Duceppe faisait ses choux gras en accusant Harper de vouloir «envoyer des enfants de quatorze ans en prison avec des adultes». Les gobe-mouches du Québec l’ont cru même si le mensonge était grossier, aussi grossier que Fanfreluche lui-même qui mentait sciemment. Mais Fanfreluche n’en est pas à sa première menterie.


Nous sommes en récession et Harper ne peut pas dilapider les fonds publiques pour faire vivre une mince couche de la société, certains «zartiss» habitués à vivre des deniers du peuple. La communauté «zartistique» a déchiré sa chemise sur la place publique.


Hier à RDI, on rappelait les crimes de Castro. Entre autre, il avait fait mettre en prison un étudiant de 16 ans qu’il détestait. Quand l’étudiant a commencé à faire la grève de la faim, Castro a personnellement donné l’ordre de ne pas lui donné d’eau. Un être humain peut jeûner plus longtemps qu’il peut se passer d’eau. Le barbare savait très bien que le jeune allait trépasser vite. Non seulement la mort était-elle lente, mais atroce. Fanfreluche Duceppe n’a jamais mentionné les crimes contre les enfants et comment son idole Castro, lui, non seulement enferme ses ennemis dans des conditions inhumaines, mais leur fait subir la torture.

Toujours à RDI, on rappelait que le monstre de Cuba avait dit que ceux qui voulaient quitter l’île-prison pouvaient le faire. Les gobe-mouches l’ont cru. Ce que les gobe-mouches ne savaient pas, c’était que le vampire de Cuba humiliait et rouait de coup ceux qui voulaient partir.

Les Américains ont nolisé plusieurs bateaux pour faire sortir de l’île ceux qui voulaient fuir. Environ 150 000 réfugiés cubains arrivèrent en Floride. Les États-Unis ne pouvant accueillir plus de réfugiés cessèrent l’opération.


À ma sortie de la Marine, je suis allé à l’Institut maritime à Québec. Un officier de la Marchande m’a confié qu’à Cuba, avant Castro, des parents offraient leur fille en prostitution. Le régime était pourri, mais ouvert. Jusqu’ici, il n’y a pas d’élément nouveau.

Entrent Castro avec ses bandits

Tout mensonge peut contenir une part de vérité. Il est faux d’affirmer que parce qu’il y a eu changement de régime, que le second soit meilleur et que la prostitution n’existât plus. C’est faux. C’est bien connu que des Kébékousaises vont à Cuba et se payent des gigolos, etc.

Avant Castro, la vie était difficile, mais l’île n’était pas une prison sous la dictature d’un criminel.

Vous, mon cher Jean, vous m’arrivez avec une nouvelle vieille nouvelle et un manque de logique énorme dans votre propos.

Vous dites en substance:

Prémisse 1: la pègre régnait à Cuba, ce qui est vrai, mais ce qui est aussi vrai pour le Québec du temps des clubs et maintenant.


Prémisse 2: Il y a un changement de régime, ce qui est aussi vrai.


Conclusion: Les Cubains ont grandement amélioré leur situation, il n’y a plus de pègre et de magouille à Cuba, ce qui est faux.

Le nombre de réfugiés cubains qui arrivent aux États-Unis, additionné à celui de ceux qui périssent en mer (requins, embarcations de fortune, etc.) à lui seul suffit à nous convaincre du contraire.

Toujours à RDI, après avoir passé en revue quelques crimes de Castro, on continuait à dire que le monstre de Cuba était un grand homme d’État. Pourquoi? Parce qu’il tient tête aux Américains. Le seul fait de tenir tête aux Américains suffit à se qualifier comme grand homme d’État. Il faut être triplement gobe-mouche pour en arriver à telle conclusion.

Le gobe-mouche du Québec a de la sympathie pour Fanfreluche parce qu’il tient tête au Premier ministre du Canada, peu importe le parti, peu importe que la poupée ne défend pas les intérêts du Québec. Il ne faut pas confondre la séparation du Québec avec ce qui est bon pour la province.

Alors, avec le lessivage de cerveau que subit le gobe-mouche du Québec, la Lune devient le Soleil et le Soleil la Lune.

Avant de donner des leçons d’histoire et de politique, prenez donc le temps de vraiment vous informer.

Amicalement

Carol

Commentaire n° 17 posté par Carol Tremblay le 07/01/2009 à 11h23
@Carol, Les vrais communistes sont aussi rares que les vrais catholiques. Entre la théorie et la pratique, il y a une infinité de variantes où chacun y trouve son compte et choisit ce qui lui plait. Tant qu'on est pas au pouvoir, c'est facile d'énoncer des principes, mais quand vient le temps de les appliquer à la suite de la prise du pouvoir, le favoritisme, le patronage et la corruption font crochir les doigts quelque soit le gouvernement. Même le Vatican qui est un pays, ne fait pas exception à la règle. La Banque du Vatican est à toute fin pratique en faillite suite à de nombreuses malversations. Tout le monde préférerait une ouverture du régime castriste, mais les cubains savent ce qui risquerait de se produire. Salvador Allende du Chili était ouvert et ça ne lui a pas réussi. La CIA a payé tous les camionneurs du pays plus cher que leur salaire habituel durant un an et demi  pour mettre l'économie du pays à terre. Et on connaît la suite. Le marxisme pur et dur tout comme l'athéisme n'attirent qu'un nombre infiniment ridicule de personnes. Le Québec loin d'être marxiste n'est même pas socialiste, alors, votre chasse aux sorcières et vos discours fleuves n'intéressent personne. La gauche du Québec est un mythe. La preuve: Charest est majoritaire et appuyé par une Presse hautement libérale. Vous en êtes resté aux années 60 alors qu'on est en 2009. Au lieu de regarder des théories, il faut plutôt voir les résultats. Quand le PQ a pris le pouvoir, ce fut un désastre parce qu'il était encore plus capitaliste que le gouvernement libéral. Les ouvriers, les fonctionnaires ont mangé la claque. Le PQ a accepté le Libre-Échange qui a fait disparaître toute notre industrie manufacturière. De plus, pour conserver certains acquis, la dette du Canada qui était en 1987 de 300 millions a tout simplement grimpé à 580 millions dix ans plus tard. Le PQ joue le rôle d'un épouvantail pour faire peur aux moineaux, (le peuple ) mais dans les faits, il est devenu un instrument du capitalisme sauvage même s'il prétend le contraire. Donc, il n'y a pas de gauche et 90 % de la population est analphaBÊTE sur le plan politique, économique, judiciaire. Quant à nos athées du Québec, il me font penser à ceux qui disent aimer les animaux, mais qui n'hésitent pas à les tuer et à les manger,ils sont remplis de contradictions.
Commentaire n° 18 posté par Jean Lespérance le 08/01/2009 à 08h23

Réponse à Jean Lespérance

 

Mon cher Jean,

Pour paraphraser les pékiss, qui eux-mêmes paraphrasent les témoins de Jéhovah, vous n’avez pas compris.

 

Quand j’avance que les vrais communistes sont rares, c’est que les véritables marxistes ont vraiment compris la doctrine de Karl Marx et comment l’appliquer. Le véritable marxiste connaît à fond la dialectique marxiste. Le communiste ordinaire n’en connaît que des bribes, et il est facile de réfuter ses théories.

La religion selon ses propres analyses personnelles n’est pas un concept catholique, mais franc-maçonnique. Chacun fait sa propre religion. Mais cela implique aussi qu’il cherchera la vérité toute sa vie sans la trouver. Il va soit continuer, soit, de guerre las, cesser de chercher. Il ne pourra jamais défendre longtemps ses convictions. L’exemple le plus courant est celui du darwinisme ou de l’auto-création de l’univers et de la vie. Je suis toujours à attendre l’explication de la création de soi de l’univers.

Vous confondez doctrine avec ceux qui font semblant de croire, ou bien qui veulent changeer la doctrine pour l’adapter à leur capacité de comprendre, à leur niveau de connaissance peu reluisant, ou à leur besoin personnel. Ces «catholiques» ne vont pas péter le feu pour expliquer le catholicisme, n’étant pas dans l’âme vraiment des catholiques.

N’oubliez pas qu’il y a des communistes qui s’ignorent, c’est-à-dire ceux qui adhèrent à certaines idées communistes sans savoir que leurs idées sont communstes; ceux qui après avoir étudié en surface le communisme sont persuadés avoir tout compris; ceux qui ont étudié à fond la dialectique marxiste, qui savent de quoi il en retourne et qui sont tout aussi fanatiques. Ceux-là suivent un mode d’emploi bien rigide, bien préparé et diabloliquement intelligent. Karl Marx faisait partie d’une secte satanique.

En ce qui concerne le Vatican, vous devriez vous informer un peu mieux. Le mythe que le Vatican soit riche ne tient pas la route. C’est un mythe répandu, mais un mythe quand même. Le but du Vatican n’est pas matérialiste comme vous semblez le croire. Mais comme vous et moi, pour payer les dépenses, il faut des entrées d’argent. Le Vatican ne vend pas d’armes.

En même temps, le Vatican est riche. Mais de quoi? Il est riche d’oeuvres d’art et de connaissance. Si vous cherchez une religion riche, cherchez la Franc-Maçonnerie!

En fait, vous dites que le Vatican est en faillite parce qu’il serait malhonnête. C’est assez curieux comme affirmation! Si vous détenez des informations précises concernant ces «nombreuses malversations», mettez-les sur la table! e faites pas qu’en parler en l’air comme vous le faites.

Quand vous dites que les Cubains qui craignent l’ouverture, c’est faux. C’est Castro qui ne le veut pas. Même les «communistes» cubains voulaient l’ouveerture. Castro a refusé. Il prévoyait l’effondrement des États-Unis, mais c’est l’effondrement de la Russie qui est arrivée. Castro disait prouver qu’il avait raison. Sauf que les événements ont prouvé qu’il avait tort.

Personne ne veut du marxiste mou ou pur et dur, sauf les vrais marxistes et ceux qui comprennent plus ou moins ce que c’est. D’ailleurs, jamais le communisme n’a-t-il pris le pouvoir que par la force. Un petit nombre de personnes pour qui la fin justifie les moyens imposent leur dictature au peuple. C’est aussi simple que cela, et c’est cela à Cuba. Encorre une fois, le nombres de réfugiés politiques cubains et d’autres pays communistes vous donnent tort.

Ce qui met l’éconimie d’un pays à terre, ce ne sont pas les Américains ni la CIA, mais les agents communistes qui noyautent les unions et les institutions. Nous en connaissons un bon nombre au Québec. Pas besoin d’aller en Amérique du Sud ou en Chine.

J’aime bien votre accusation de chasse aux sorcières. C’Est là votre point faible. Vous avez manqué le bout où je confie à Stéphane avoir bien connu Charles Gagnon avant qu’il ne débute sa carrière à Montréal. Les sorcières sont faciles à débusquer.

Commentaire n° 19 posté par Carol Tremblay le 08/01/2009 à 17h48

C’est toujours amusant d’écouter la gaugauche qui parle des contradictions des autres.

À environ 14:50 heure locale de Montréal, un journaliste invité de RDI nous rappelle le grand jour de la victoire de Castro sur le «dictateur» Batista. Donc, peu importe si le «libérateur» est ou non un autre «dictateur», comme c’est le cas de tous les «libérateurs» communistes, de facto ils sont des saints.

Mais nos communistes bien gras de Radio-Canada ont fait mieux. La même lumière a dit que ce n’était pas certain si Castro avait toujours été communiste (sic). C’est beau être ignorant ou menteur, mais il y a des limites. Castro a admis lui-même qu’il avait toujours été communiste et qu’il le serait toujours.

J’espère que nos communistes qui visitent ce blogue vont aimer l’histoire des origines du pikiou.

Commentaire n° 20 posté par Carol Tremblay le 08/01/2009 à 20h57

Bonjour M. Gendron,

 If faut dire que Cuba a alimenté bien des débats depuis des lustres, mais il faut quand même admettre que le régime Castro, si révolutionnaire soit-il, était et est toujours un État gouverné par la force(Armée). Un État punitif.  Je trouve que l'embargo américain a été profitable pour le régime castriste, il a isolé complètement le peuple cubain.

 @Jean Lespérance

 Je suis d'accord avec vous pour une certaine partie de votre discours tout comme celui de Carol que vous commentiez. C'est que tout en théorie n'est pas applicable en réalité car... c'est une théorie. Simple, la théorie est une idée arrêtée dans le temps, tandis que la vie est en mouvement. Il est pourtant facile de reconnaître les théories s'appliquer dans notre réalité cependant il y a tellement de mouvement droite-gauche, qu'une théorie bonne aujourd'hui  sera fausse demain. C'est ma théorie...oups! ma vision des choses.

 Je vous cite : "Quant à nos athées du Québec, il me font penser à ceux qui disent aimer les animaux, mais qui n'hésitent pas à les tuer et à les manger,ils sont remplis de contradictions."

 Il est dit qu'il faut aimer, glorifier ce que l'on mange; et vous connaissez certainement la chaîne alimentaire, la mort des uns fait vivre les autres, c'est cela la vie. Tout est une question de perception. Votre contradiction vient du fait de reconnaître les "athés" comme une religion, en fait c'est plutôt l'absence d'appartenance à une religion, une secte, ou autres groupes divisistes. La seule contradiction que je vois avec les "athés" c'est qu'ils ont une idée contraire à la vôtre.

Luc Bertrand, Valleyfield

Commentaire n° 21 posté par Luc Bertrand le 08/01/2009 à 21h15
bonjour votre blog remets beaucoup de pendule a l'heure je voie des com qui parle de chine, il ne connaissent rien a la chine je suis en chine depuis 5 ans plus libre que dans mon pays d'origine...obligee de voter sinon peine de prison, interdiction de quitter le territoire plus de 3 mois par an, sinon rayer de la commune...oui Belgique terre de liberte paysIsrael, la ville....semaine
Commentaire n° 22 posté par qing et rene le 09/01/2009 à 04h52

@ Carol, Ce n'est pas parce qu'on écrit des textes longs à n'en plus finir qu'on détient la vérité. Vous m'attribuez des pensées que je n'ai pas. Exemple: le but du Vatican est matérialiste. Et pour réfuter tous vos mensonges, fausses conceptions, énoncés à l'aide de copier,collé depuis des années, il faudrait écrire des textes aussi longs que les vôtres, ce qui est presqu'impossible. Seul ou presque,  Stephan.Jetchick@inquisition.ca  peut le faire parce que c'est un spécialiste en informatique. La franc-maçonnerie est différente selon les loges et les époques. Il ne faut pas voir du satanisme, du communisme partout. En traitant de gaugauche (gauche maladroite ou malhonnête) tout ce qui est progressiste, vous vous faites l'instrument du diable. Ah! Ce que j'en ris ou Jean rit! On reprendra la discussion un autre jour. En attendant, je vous bénis de mes paroles en me servant de ma langue comme goupillon. Ah! Ah! Ah!

Commentaire n° 23 posté par Jean Lespérance le 09/01/2009 à 07h36

Ce n’est pas parce qu’on raconte n’importe quoi sans être capable de le prouver et qu’on ne peut pas lire des phrases de plus de cinq mots sans avoir de violents maux de tête qu’on sait de quoi on parle. Hi! Hi! Hi!

Commentaire n° 24 posté par Carol Tremblay le 09/01/2009 à 13h34

Cher Monsieur Lanchance,

Du point de vue valeur de débat, disqualifier un document parce qu’il est copié-collé, comme vous dites, n’a aucune valeur logique. Pis encore, cela démontre nettement que vous êtes incapable de défendre votre point de vue par des arguments solides. Par contre, vous êtes utile. Vous servez à démontrer à quel point le lavement de cerveau est efficace et qu’il permet de garder un individu dans l’ignorance toute sa vie, lui donnant l’impression de tout savoir, mais surtout d’avoir raison, dans une contemplation béate.


Mais pour vous faire plaisir et aussi pour démontrer comment les marxistes ont réussi à créer une génération d’ignares faciles à manipuler, je vous offre gracieusement ce document qui lui a été vraiment écrit par un marxiste.

Vous devez cependant le lire très lentement, car l’auteur l’a écrit très lentement pour ne pas mêler ceux à qui il s’adresse. Faites attention au lombago des yeux et du cerveau, car il y a 20 pages avec plein de mots nouveaux.

http://www.pcr-rcp.ca/pdf/document-MER.pdf

Avant propos

Comme le souligne le manifeste du parti communiste «les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets». Il n’en procède pas autrement pour cette brochure que nous soumettons aux débats et à la critique.

Comment en finir avec le système capitaliste? Comment en finir avec ce système d’exploitation et d’oppression? Comment en finir avec la bourgeoisie aujourd’hui si puissante et son État «moderne», réel centre de direction des besoins du capital? C’est par un travail soutenu, mais pas n’importe quel travail, un travail révolutionnaire que nous parviendrons
à accumuler assez de forces et à en faire perdre encore plus à la bourgeoisie pour renverser le rapport de force qui est présentement défavorable au prolétariat exploité avec comme perspective la transformation radicale de la société, la révolution.

Pas plus ici qu’ailleurs, les jeunes du prolétariat qui représentent la majorité de la jeunesse ne peuvent longtemps encore mener une politique qui ne soit d’abord l’expression de leurs intérêts. Contrairement aux éléments de la bourgeoisie et de la
petite bourgeoisie qui dominent dans le mouvement étudiant et pour lesquelles le rapport à la politique ne s’inscrit que dans les limites du système capitaliste, les jeunes prolétaires doivent au contraire mettre de l’avant comme seule réponse adéquate aux nécessités historiques auxquels ils sont confrontées l’abolition de ce même système et par le fait même mettre en oeuvre dès aujourd’hui les pratiques qui prépareront et permettront ce renversement.

La présente brochure rédigée par des militants et militantes présente les idées du mouvement étudiant révolutionnaire–parti communiste révolutionnaire (MER-PCR). On y retrouve des éléments d’histoire, une analyse sommaire de la conjoncture
actuelle au Canada, une analyse du mouvement étudiant de même qu’un certain nombre de perspectives que le MER-PCR met de l’avant dans le mouvement étudiant.

Le mouvement étudiant au Québec des années 1960: des réformes libérales au marxisme-léninisme, en passant par l’indépendance nationale

Dans l’histoire du mouvement étudiant au Québec, on parle peu des idéologies politiques l’ayant traversées et influencées. On s’arrête le plus souvent aux revendications, aux luttes et aux associations. Pourtant, la lutte des classes et les idées politiques vont influencer directement le mouvement étudiant.

Le période de Guerre froide qui suit la deuxième guerre mondiale est une période de tension permanente qui se traduit par des conflits superposés et des crises majeures (Guerre de Corée, Blocus de Berlin, crise des missiles de Cuba, Guerre du Vietnam, etc.). Dans les pays impérialistes, la jeunesse grandit dans un climat de prospérité économique, mais doit aussi faire composer avec les tensions politiques qui traversent le monde. La contestation de l’impérialisme soviétique et de l’impérialisme américain se fait partout sentir. En Europe de l’Est la remise en question de l’impérialisme soviétique prend des formes radicales; révolte en Hongrie (1956), révolte du mouvement ouvrier et étudiant polonais (1950 et 1960), printemps de Prague (1968). Les pays occidentaux ne sont pas en reste, de puissants mouvements anti-guerre se forment contestent les politiques de l’impérialisme en Europe et en Amérique. Dans le tiers-monde c’est la montée du mouvement de libération des peuples. Partout sur la planète, les années 60 seront des années de luttes importantes qui quelques fois menaceront l’ordre capitaliste mondial.

En Chine, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne commencée en 1966 influence aussi les étudiant-es. Que ce soit par le rôle qui y joue la jeunesse ou que ce soit pas les expériences pratiques qui sont menées par les masses. Les «médecins aux pieds nus» qui vont soigner le peuple dans les campagnes, la lutte contre les différentes manifestations du sexisme, la lutte pour réduire les privilèges et contre la division entre travail intellectuel et travail manuel, l’effervescence au niveau des idées et de la culture, tout ça est connu des étudiant-es politisé-e-s. On s’intéresse dorénavant aux classiques révolutionnaires, on lit Marx, Lénine et Mao.

En France, le mouvement de contestation prend une telle ampleur que lors du mois de mai 1968 tout l’ordre social français est bousculé, menacé de tomber lorsque la lutte étudiante rejoint la lutte ouvrière. Le maoïsme fait son apparition en France au début des années 1960 dans le cadre du grand débat idéologique entre l’URSS et la Chine de Mao Zedong sur le révisionnisme moderne. La jeunesse française prend partie pour les thèses chinoises et est amenée à critiquer avec justesse le révisionnisme moderne qui s’incarne en France par le PCF (parti communiste français).

Les militants et militantes qui soutiennent les thèses chinoises quittent le PCF pour aller former en 1965 le Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF). D’autres iront former l’UJC-ML (Union des Jeunesses communistes marxiste-léniniste) d’inspiration maoïste et qui est la scission des jeunesses
communistes du PCF. Très présentes sur les campus, l’UJC-ML et le PCMLF vont jouer un rôle significatif dans le mouvement de Mai 1968 dans ses prises de position contre le PCF, les sociaux-démocrates et pour l’union dans l’action entre les étudiant-es et les prolétaires. À la fin de 1967, les CAL (Comités d’Action Lycéens) se forment pour organiser des manifestations contre la guerre du Vietnam.

Il n’y a pas seulement en France ou cela chauffe, les contestations étudiantes touchent tout l’Occident et même le Japon. En 1966, les étudiants anglais et les étudiantes anglaises luttent contre la hausse des frais universitaires et contre la guerre du Vietnam tandis que l’IRA (Irish Republican Army) reçoit de nombreux appuis de la part de la Nouvelle Gauche anglaise.

En Italie, on assiste à de violentes grèves ouvrières au cours des années 1960.
En 1968, un important mouvement d’occupation des universités touche plus de la moitié d’entre elles. D’importants mouvements d’extrême gauche se forment pendant cette période de tumulte social.

En Allemagne, dans la foulée du Mai 68 français, la SDS (Union allemande des Étudiants Socialistes) s’active et se radicalise. De violentes occupations d’universités, des manifestations anti-guerre et contre la réduction des droits civils seront menées en 1966, 1967 et 1968.

Charles Gagnon à propos de la fin des années 1960: Agitation, spontanéisme, désorganisation, etc., on ne va nulle part avec ça. On fait beaucoup de vent, des courants d’air mais, dès que le pouvoir décide de nous démolir, il le fait. Aussi faut-il une organisation politique beaucoup mieux structurée et implantée, c’est cette idée qui va faire son chemin.

Aux États-Unis, les années 1960 ont été à bien des égards très contestataires. La création de la SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) en 1960 contre ’intervention de l’armée américaine dans le monde s’est transformée dans les années suivantes en lutte ouverte contre la guerre du Vietnam. Le SDS (Students for a Democratic Society) formé en 1962 combiné au FSM (Free Speech Mouvement) de Berkeley en Californie va prendre des proportions importantes en luttant pour la démocratisation des écoles et de la société. On assiste à plusieurs importantes manifestations et à des occupations d’universités notamment en 1967 et en 1968. La lutte que mène les afros-américain-e-s prend aussi de l’ampleur et tend à rejoindre la lutte et les perspectives prolétariennes notamment avec le Black Panther Party crée en 1966.

Les années 60 au Québec

Au Québec, les conflits de travail augmentent, les manifestations violentes de masse se multiplient et s’intensifient à la fin des années 1960. Un exemple parmi d’autres: à Windsor, petite ville ouvrière près de Sherbrooke, se déclenche une grève à l’automne 1968 au cours de laquelle les prolétaires occupent les usines Domtar Pulp Paper de Windsor et d’East Angus et prennent les armes pour déloger la police provinciale et les gardes privés de la compagnie.

La transition vers les idées socialistes s’effectue graduellement au cours des années 1960. La jeunesse d’après-guerre et la classe ouvrière ayant d’ailleurs appris des grandes grèves ouvrières comme à Valleyfield en 1946, Asbestos en 1949, Murdochville en 1957 et de multiples autres. Ces forces ayant acquis une expérience de lutte très importante contre le régime Duplessis, le clergé et le patronat et va se poser la question de créer une organisation politique défendant les intérêts de la classe ouvrière. Cependant, les forces du moment n’étaient pas encore conscientes du type d’organisation nécessaire.

Des tentatives seront tout de même lancées et on verra apparaître des courants plus radicaux, se réclamant de l’indépendance nationale et une plus grande justice sociale comme le RIN (1960) et le Parti socialiste du Québec (1963) fondé par des syndicalistes et des intellectuel-les.

On observe cette transition avec la mise sur pied des éditions de Parti Pris en 1963 qui se répandent non seulement en milieu étudiant, mais aussi dans les usines et dans les comités de citoyens des quartiers populaires, spécialement à Montréal. Plus marxisant que marxiste, Parti Pris amène le fameux mot d’ordre «Socialisme et Indépendance». Des revues circulent comme Socialisme crée en 1964 par des intellectuel-les de l’Université de Montréal et la revue Révolution québécoise crée en 1964 par Charles Gagnon et Pierre Vallières, eux-mêmes des exemples de cette radicalisation des années 1960.

L’absence d’idées précises sur la stratégie révolutionnaire à adopter et l’inexpérience de nombreux militants étudiants et de nombreuses militantes étudiantes marquent aussi le mouvement étudiant. On milite pour des revendications immédiates tout en étant en faveur du socialisme et de l’indépendance. On adhère à l’’UGEQ (qui est fondée en 1964 pour défendre les intérêts étudiants), mais plusieurs voient ses limites empreintes de réformismes et de corporatismes; certains et certaines veulent s’appuyer sur la classe ouvrière et aller du côté politique pour transformer la société alors que pour d’autres, la démarche politique s’oriente d’abord avec la social-démocratie, les élections et les réformes en voulant lier le mouvement étudiant avec les mouvements syndicaux et populaires pour gagner des sièges socialistes et continuer la lutte dans la rue. D’autres sympathisent avec la lutte révolutionnaire et les actions clandestines comme celles du FLQ fondé en 1963 et qui s’identifie à la grande mouvance de libération nationale comme à Cuba, en Algérie et au Viêt-Nam.

L’arrivée au pouvoir de l’équipe du tonnerre du Parti libéral de Jean Lesage reflète la chute des élites traditionnelles, notamment le clergé, et la montée du libéralisme politique teinté de réformisme nationaliste. Le capitalisme doit se moderniser au Québec, la bourgeoisie francophone en ascension à besoin d’un État national comme levier de développement. Évidemment, pour obtenir le soutien du prolétariat canadien-français, la bourgeoisie devait faire l’espoir du changement et de réformes, dans ce cas là on n’a qu’à penser aux fameux slogans «Il faut que ça change» de 1960 et celui de «Maîtres chez nous» en 1962 qui illustrent cette stratégie pour séduire le peuple.

La Guerre du Vietnam jouera un rôle important dans la politisation de la jeunesse. Les groupes étudiants amenés sur le terrain de la mobilisation contre la guerre au Vietnam dans les 2 ou 3 années qui vont précéder 1968 acquièrent une expérience de lutte et une politisation révolutionnaire et internationaliste. Au Québec, l’UGEQ organise le 23 mars 1965 une manifestation devant l’ambassade US où 6 000 personnes se présentent pour manifester contre la Guerre du Vietnam et la ségrégation raciale aux États-Unis. Des comités de solidarité avec
le Vietnam se forment sur plusieurs campus.

Dans ce contexte, le milieu étudiant connaît ne importante lutte durant l’automne 1968. On discute sur les campus de transformer la société québécoise, de lutter contre le colonialisme et l’impérialisme, de soutenir les luttes révolutionnaires dans le monde, en particulier les peuples vietnamiens et palestiniens et de créer des comités politiques dans les quartiers, de créer des liens avec les prolétaires.

Évidemment, les revendications officielles de l’UGEQ sont reliées à la démocratisation de l’éducation supérieure pour les masses, mais le mouvement n’est pas uniforme sur la portée de la lutte étudiante, cela va de la social-démocratie timide aux idées révolutionnaires. Plusieurs jeunes du mouvement étudiant du début des années 1960 (comme Bernard Landry) sont devenu-es gestionnaires de l’État-capitaliste et participent à la répression et l’encadrement de la révolte de 1968. La création du PQ en 1968 suscite des adhésions d’étudiant-es, mais aussi des questionnements quant à la véritable intention progressiste du PQ et son nationalisme au service de la bourgeoisie francophone.

La fin des années 1960 est donc marquée par une radicalisation continue du mouvement ouvrier et étudiant, radicalisation teintée de socialisme et de marxisme avec pour conséquence un durcissement du mouvement et une politisation accrue qui vont amener plusieurs étudiant-es à se tourner vers la révolution, vers le communisme. Ils seront nombreux et nombreuses à passer du radicalisme spontané à la nécessité de s’organiser politiquement pour la révolution, en se basant sur la théorie révolutionnaire.

La conjoncture actuelle

Chaque époque dans un processus historique, ici comme partout ailleurs, est ponctuée par des points tournants, des moments précis qui mettent les forces révolutionnaires devant de nouveaux problèmes, des questions incontournables qui exigent des réponses sans lesquelles le mouvement dans son entier ne peut progresser.

Nous vivons actuellement une période trouble dans les pays capitalistes développés, période qui trouve sa source dans la crise en développement du capitalisme qui s’est amorcée au milieu des années 70’ et qui s’amplifie d’année en année. Cette période se caractérise dans les pays impérialistes par une situation de crise économique larvée, par l’essoufflement des organisations plus combatives des masses, par une crise du réformisme, etc. Dans ce cadre chacun et chacune est appelée à réagir, et poser des actions qui permettront ou bien de sortir de cette période plus forts et fortes, ou bien d’en sortir plus faibles qu’auparavant.

La bourgeoisie canadienne a bien compris l’enjeu et s’est mise à l’offensive. La bourgeoisie doit agir au risque de perdre sa place dans l’échiquier mondial. Dans les conditions actuelles de crise du capitalisme et de récession elle doit s’aménager un espace favorisant l’atteinte du profit maximum et par conséquent de l‘exploitation maximum.

La bourgeoisie a asséné de terribles coups au prolétariat ces dernières années: au plan économique et social, des coupures, des fermetures d’usines, des relocalisations et des restructurations; au plan idéologique, c’est ’éducation bourgeoise et les mécanisme de sélections qui reproduisent les rapports sociaux bourgeois; au plan politique, c’est l'appareil d'État capitaliste qui renforce, contrôle, réprime et domine tous les aspects de la vie.

Pour y arriver, la bourgeoise a patiemment travaillé à récupérer, intégrer, les syndicats, organisations populaires et la jeunesse à ses projets. C’est ainsi que peu à peu, la irection petite-bourgeoise du mouvement populaire et l’aristocratie ouvrière, une partie du mouvement étudiant, leurs réseaux, leurs organisations, leurs journaux, ont été amenés à jouer le rôle de chiens de garde des intérêts du capitalisme. En utilisant leur position privilégiée ces forces contrôlent et dominent idéologiquement le prolétariat et s’assurent de briser toute velléité d’action révolutionnaire. L’indice de cette récupération peut se voir dans la chute drastique des conflits de travail alors que les lois spéciales et les lock-outs se multiplient. On peut aussi le voir à travers la dépendance financière des organisations face à l’État tout comme chez les fédérations étudiantes devenues de véritables clubs écoles des parti politiques bourgeois.

Mais pour terminer le travail, la bourgeoisie doit encore réussir à éliminer l’une après l’autre toutes les améliorations que le prolétariat a réussi à arracher aux cours des années. Pour atteindre ces objectifs, la bourgeoisie procède de différentes façons: coupures directes, modifications qui rendent inopérantes les mesures en faveur des masses prolétariennes ou bien en laissant pourrir les structures qui en assurent la gestion (les écoles, les hôpitaux, etc.)

On se retrouve ainsi dans la situation où, d’un côté de plus en plus de personnes seront amenées à lutter pour défendre les avancées sociales arrachées de hautes luttes, pour résister aux attaques de la bourgeoisie impérialiste et en viendront possiblement à menacer l’ordre social existant alors que de l’autre, les directions du mouvement ouvrier, populaire et étudiant au lieu de préparer les affrontements à venir rabattent les masses vers le réformisme, l’électoralisme, et toutes les autres alternatives politiques qu’offre le capitalisme pour se maintenir.

Il en découle que les syndicats, groupes populaires, associations étudiantes actuelles seront de plus en plus déchirées entre deux voies qui, de moins en moins, peuvent cohabiter et se mélanger: soit exister pour renverser le capitalisme soit exister pour le maintenir.

En l’absence d’une direction révolutionnaire pour le prolétariat, c’est l’orientation de collaboration de classe et le réformisme, qu’il soit modéré ou radical, qui s’expriment «naturellement» comme des représentations des intérêts généraux du prolétariat. Cette politique, ou devrions nous plutôt dire ces politiques, sont mises en oeuvre dans les organisations de défense de la classe ouvrière par les forces annexées par la bourgeoisie et par conséquent représentent
les efforts de la bourgeoisie et ses alliés pour influencer et détourner le prolétariat de ses réels intérêts. À plus petite échelle on retrouve ces mêmes courants avec les mêmes objectifs dans le mouvement étudiant.

Cette réalité se constate dans notre façon d’affronter les problèmes majeurs produits par le capitalisme. Nous affrontons les attaques de la bourgeoisie sans être en mesure de réellement faire autre chose que de tenter de conserver certains acquis, sans jamais être capable d’en arracher de nouveaux. Cette façon d’affronter les capitalistes — en improvisant, en ordre dispersé, sans but réel, sans stratégie et sans tactique — n’est pas le fruit du hasard. Cette façon de lutter est le résultat pratique de l’incorporation pendant une longue période, des idées et des méthodes de luttes acceptées et contrôlées par la bourgeoisie dans nos luttes.

Dans la crise générale en cours le réformisme est une politique dépourvue de résultats favorables aux masses. La bourgeoisie impérialiste ne peut satisfaire même les intérêts particuliers des couches de la société qui lui sont pourtant gagnées et, le peu qu’elle est forcée de donner d’une main, elle le reprend avec l'autre. Bref, la période de crise qui s’est ouverte pour la bourgeoisie impérialiste n'est pas une période ou elle concède facilement des améliorations. Les prolétaires et les divers mouvements de lutte sont parfois en mesure d’arracher une concession, conserver un avantage mais seulement en mettant en branle des forces importantes dans de dures luttes. Et justement, pour répondre aux attaques de la bourgeoisie, nous devons être en mesure de favoriser l’émergence d’un mouvement combatif ayant l’ampleur requise.

Plus généralement, la conséquence immédiate de cette crise en développement, c’est le divorce de plus en plus grand entre les masses et le mouvement réformiste actuel qui, contrairement au mouvement réformiste de la période d’expansion du capitalisme, ne peut réussir à mettre en place les réformes qu’il propose. Ce divorce ce manifeste entre autres par la chute significative de la participation de la jeunesse aux élections bourgeoises. Certes, nous pouvons applaudir à cette régression du mouvement réformiste, mais cela ne doit pas nous faire oublier que plus la crise s’exacerbe et que plus les solutions proposées par les réformistes se révèlent inopérantes, plus la division objective en deux camps antagoniques (prolétariat et bourgeoisie) devient visible et plus les masses seront appelées à se mobiliser sous la direction d’un camp ou l’autre.

L’effet à long terme de la pénétration des idées bourgeoises assimilées par les mouvements de masse a été de remplacer les perspectives révolutionnaires par des perspectives réformistes qui dans les faits sont devenues "l'ordre naturel des choses" et ont été autant de facteurs qui ont immobilisés l’élargissement des luttes, c’est pourquoi libérer le mouvement est une question politique importante à laquelle la jeunesse révolutionnaire doit s'atteler.

La jeunesse et le capitalisme

On compte au Canada 4 400 000 jeunes de 15 à 24 ans. On peut dire que les deux tiers appartiennent au prolétariat. Passéés 19 ans, six jeunes sur dix ne sont plus aux études. Malgré cela, et en dépit du fait que le taux d’activités général dans la population a été ces dernières années élevé, le taux d’emploi des jeunes représentait en 2005 que 57’5%. C’est dire que la moitié des jeunes travailleurs et travailleuses gagnent moins de 9$ l’heure. À vrai dire, 45% de tous et toutes les jeunes qui ne sont plus aux études et qui travaillent à temps plein vivent en deçà du seuil de pauvreté.

De nos jours, être un jeune ou une jeune de moins de 25 ans signifie être plus instruit, gagner moins et être moins susceptible de trouver un emploi stable que les membres de la génération précédente.

Selon un rapport du Congrès du travail du Canada, les travailleurs de 15 à 24 ans gagnaient en 2005, 25 % de moins que ce que gagnaient les travailleurs et travailleuses du même groupe d’âge il y a une génération (en tenant compte de l’inflation).

Un jeune sur six au Canada est une personne issue d’une minorité, et 41 % d’entre eux et elles sont néés et ont étudié au Canada. Malgré une scolarité plus élevée que la moyenne, ce groupe en croissance continue de vivre avec de plus faibles taux d’emploi et des taux de chômage plus élevés que les autres jeunes. De même, les jeunes Autochtones font face à un taux de chômage largement supérieur à la moyenne

Durant la première moitié de 2005, le taux de chômage des jeunes a été en moyenne de 12,5 % (360 000 jeunes). Soit un peu plus du double du taux de chômage de la main-d’oeuvre de plus de 25 ans. Il est frappant de constater qu’aujourd’hui, un-e travailleur-travailleuse en chômage sur trois est jeune.

En plus de sous employé la jeunesse, le capitalisme à ces dernières années à principalement offert des emplois faiblement rémunérés et peu spécialisés dans le secteur privé des services. Aujourd’hui, ce sont ces emplois qui fournissent habituellement les «points d’entrée» sur le marché du travail aux jeunes adultes qui pour la plupart travaillent dans les secteurs caractérisés par de faibles salaires, peu ou pas d’avantages sociaux en matière de santé ou de retraite et un travail à temps partiel ou un horaire éclaté.

Plutôt que de rapidement améliorer leur situation, un grand nombre de jeunes, y compris ceux et celles qui sont très scolariséés, passent plusieurs années dans une série d’emplois faiblement rémunérés et peu spécialisés.

Les contradictions de classe au sein du mouvement étudiant

Contrairement aux syndicats ou aux groupes populaires auxquels elles s'identifient souvent, les associations étudiantes organisent un groupe social dont la composition de classe est particulièrement hétérogène. Toutes les classes y sont représentées, évidemment de manière disproportionnée par rapport à leur importance respective dans la société. Dans la minorité des jeunes adultes qui aboutiront à l'université, il n'est pas difficile de comprendre que la bourgeoisie est surreprésentée tandis que le prolétariat est sous représenté. C'est précisément un des facteurs qui expliquent la reproduction de ces deux classes, l'accaparement du savoir étant une condition nécessaire à l'occupation des positions de pouvoirs dans la société.

À cette réalité objective, ajoutons-en une autre, subjective celle-là, c'est-à-dire propre aux consciences des étudiants et étudiantes. Notre époque est une époque où les consciences de classe sont beaucoup moins aiguisées que dans d’autres périodes de l’histoire du capitalisme; elles sont mêmes particulièrement émoussées. La bourgeoisie exerce aujourd'hui une écrasante hégémonie idéologique sur l'ensemble de la société et ses représentations du monde évacuent ou plus précisément occultent la réalité des classes sociales. Selon elle, plutôt
que d'entrer collectivement, en tant que membre d'un groupe, dans des rapports sociaux conflictuels de domination et d’exploitation, les gens ne sont que de purs individus dont on analyse les trajectoires en termes de réussites et d'échecs. Les repères collectifs s'estompent dans la conscience des prolétaires; subjectivement, on s'identifie moins qu’autrefois comme faisant partie d'une classe sociale et comme étant lié à son destin collectif. Ce phénomène est encore plus accentué parmi la population étudiante. L'université est perçue comme une passerelle pour s'insérer dans des rangs
avantageux de la hiérarchie sociale. Plusieurs enfants de prolétaires y nourrissent de fortes aspirations d'ascension sociale et s'identifient plus volontiers à la bourgeoisie qu'à leur classe d'origine, dont ils et elles veulent s'extraire. Ils et elles ne rêvent pas d'émancipation, mais bien de promotion.

L'hétérogénéité de classes du mouvement étudiant et la forte attraction qu'y exerce la bourgeoisie en déterminent les limites objectives. C'est sans doute le principal facteur déterminant son réformisme. Il n'y a pas au sein du mouvement étudiant d'intérêt commun qu'on puisse traduire en un point d'unité politique fort. Il est condamné à osciller entre des intérêts divergents, contradictoires, sans pouvoir trancher. On peut y militer en s'appuyant sur ses éléments les plus populaires pour mettre de l'avant des points de vue plus progressistes – plus grande accessibilité, soutien financier, etc. –, mais il faudra toujours composer avec d'importants contingents bourgeois et petits-bourgeois qui interdiront d'entrer en rupture avec le capitalisme lui-même. La composition de classe du mouvement étudiant tel qu'il s'organise aujourd'hui (notamment en imitant le modèle ouvrier de la formule Rand) neutralise les volontés de démarcation idéologique forte. Il ne peut donc s'y jouer ouvertement qu'une lutte pour davantage de justice sociale sous le capitalisme, avec des accents plus ou moins radicaux selon les conjonctures, selon les «traditions» militantes implantées dans tel ou tel campus.

Cette réalité on peut la constater à grande échelle lors des affrontements majeurs du mouvement étudiant avec l’État par exemple lors de la grande grève étudiante de 2005 où les assemblées générales pouvaient à la fois
prolonger la grève et voter du même coup des propositions condamnant les actions militantes i.e. les actions dites «violentes». À plus petite échelle, il est commun dans le mouvement étudiant de dire que telle association est plus à «gauche» et que telle autre est plus à «droite». Dans tous les cas, peu de personnes ont cherché à comprendre l’origine de ces réalités au delà des traditions militantes qui expliqueraient que des tudiants et étudiantes de certains cégeps et universités sont plus militants et militantes que d’autres. La tradition, c’est très mince comme référence et outil d’analyse.

Si ces remarques définissent certaines limites des associations étudiantes comme instrument de lutte, il ne faudrait pas croire que les militants et les militantes y sont pour autant condamné-e-s au réformisme. Toute la question est de savoir quelle vie politique se permet-on d’avoir au-delà du «syndicalisme étudiant»? Ou autrement dit, dans quelle mesure laisse-t-on le «syndicalisme étudiant» nous imposer ses limites?

Les limites du mouvement étudiant actuel

Pour beaucoup, la réalité politique s’appréhende essentiellement à travers des catégories telles que «gauche/droite», «radicaux/modérés». Catégories utiles, certes, mais qui offrent un portrait grossier, du moins très approximatif de la réalité. Elles sont essentiellement relatives, sans contenu ou orientation politiques précis; elles renvoient à des éléments changeant au gré des flux et reflux de la lutte des classes. Être à gauche, au Québec, en 2008, est-ce que ça signifie la même chose que dans la Russie de 1917, ou l’Espagne de 1936, la France de 1968? Et au fait, être à gauche de quoi?

Pour étayer un projet révolutionnaire, il faut s’armer d’une conception infiniment plus précise de la réalité sociale et politique. Il faut en fait s’appuyer sur une conception scientifique du monde. À cet effet, l’absence, ou la faiblesse de l’analyse de classe dans le mouvement étudiant est un sérieux obstacle à une pratique politique plus avancée, plus ambitieuse. Si on ne comprend pas le caractère multi-classiste du mouvement étudiant, et qu’on se borne à penser la communauté étudiante comme sujet politique, on n’arrivera ni à définir d’objectifs clairs ni à savoir sur quelles forces s’appuyer pour avancer; bref, il sera impossible de formuler une stratégie révolutionnaire cohérente. Or la confusion en matière de transformation sociale est toujours récupérée par la bourgeoisie, qui elle sait ce qu’elle veut faire de cette société.

Une analyse de classe implique de chercher comment les différents enjeux de société, en éducation comme ailleurs, renferment les intérêts contradictoires, conflictuels de différentes classes sociales; comment les différentes luttes témoignent d’un problème global, celui de l’émancipation d’une classe face à une autre. Se sentir à gauche et plaider la justice sociale ne suffit pas. Ce qui importe, c’est de bien discerner où passe la ligne de démarcation de cette contradiction et choisir clairement de quel côté on se positionne. C’est à cette condition qu’on peut espérer avoir prise sur la réalité et s’affranchir de la poursuite vaine d’un illusoire «bien commun», pour reprendre une conception social-démocrate aussi répandue que pernicieuse. Qu’on se le dise, entre la bourgeoisie et le prolétariat, il n’y a pas de bien commun, il n’y a qu’un irréductible rapport de domination et d’exploitation. Prétendre le contraire, c’est entretenir la confusion, c’est handicaper le prolétariat dans sa conscience de classe. Pour que la société réalise un bien commun, il faudra d’abord que la bourgeoisie ait été renversée, éradiquée en tant que classe dominante.

Penser les luttes en termes d’intérêts d’une classe précise, et chercher d’abord et avant tout à s’y appuyer, ça évitera également d’en appeler inutilement à la conscience de la dite «société civile», autre concept vaseux du réformisme contemporain. La société civile, ce sont toutes les classes à la fois telles qu’elles s’organisent dans la vie civile, c’est-à-dire en dehors de l’État, et plus souvent qu’autrement ça renvoie à des organisations bourgeoises qui prétendent parler au nom de la société toute entière. Encore une fois, derrière cette façade unitaire, il importe de départager les camps pour construire un projet politique autour de la seule classe qui a véritablement intérêt à se débarrasser du capitalisme, la seule classe «révolutionnaire jusqu’au bout».

Une des victoires les plus importantes remportées dans l’histoire du mouvement étudiant dans sa période forte, dans le monde capitaliste a été indiscutablement l’élévation politique qui a poussé de nouvelles générations à envisager la lutte sur des bases révolutionnaires et sur une remise en question radicale de la société capitaliste et, indiscutablement cette élévation a été intimement liée au rapprochement d’une frange importante d’étudiantes au camp de la révolution.

Si on s’arrête sur l’année 1968, on voit partout des luttes commencer par de simples revendications corporatistes et syndicales, mais bien vite elles passent aux luttes politiques qui visent le système capitaliste. Alors les étudiantes révoltées commencent à chercher la véritable voie de libération débouchant sur une prise de conscience de la nécessité de s’unir avec la classe ouvrière avec une plate-forme idéologique et politique claire. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la montée des organisations marxistes-léninistes qui a succédé l’irruption du mouvement étudiant.

Pour les militant-e-s du mouvement étudiant, il s’agit plus précisément de dépasser l’idée de construire l’unité autour des intérêts étudiants. Une telle chose n’existe pas. Il faut choisir entre les intérêts du prolétariat en matière d’éducation et ceux de la bourgeoisie. Et il faut les défendre en tant que tels1.

Que l’on veuille ou non, considérer la formation d’un rapport de force pour gagner une revendication comme une stratégie, c’est ériger en stratégie la nécessité évidente, dans le cadre de toute lutte, de créer un mouvement suffisamment fort pour atteindre les buts fixés, c’est l’abc de la lutte. Mais, c’est aussi une façon commode d’évacuer la nécessité de développer stratégie à long terme, une orientation de fond avec des buts précis et d’accumuler à travers les combats de nouvelles forces. On se contente au contraire de voguer de grève en grève avec parfois des réussites et, trop souvent des échecs. Trop peu souvent on cherche à comprendre les raisons qui expliquent en quoi nos décisions, nos moyens de luttes soient les bonnes décisions et les bons moyens. C’est justement là où se situe un des principaux obstacles qui empêche le mouvement étudiant de réellement se développer et qui se constate à travers les années dans l’incapacité de mener des luttes offensives pour arracher de nouveaux gains et donc d’être toujours placé dans une position défensive en laissant à la bourgeoisie l’initiative de décider des moments où elle va attaquer.

Le mouvement étudiant et le mouvement ouvrier et syndical

Les faiblesses théoriques du mouvement étudiant s’observent également dans le rapport que trop de militant-e-s espèrent entretenir avec le mouvement ouvrier. Cet espoir trahit une mauvaise compréhension du rôle joué par les syndicats dans cette période de l’histoire du capitalisme. C’est qu’il faudra bien tirer la conclusion suivante: les syndicats sont aujourd’hui un puissant facteur d’adhésion des travailleurs et travailleuses au capitalisme et une force de répression de la combativité ouvrière dans la lutte des classes. Cette erreur prend la forme d’une fétichisation des syndicats, et d’une réduction du mouvement ouvrier à sa forme syndicale. Combien de fois a-t-on religieusement déclaré une volonté d’agir en solidarité avec le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux? C’est une constante de tous les plans d’action, au moins au sein de la frange de gauche du mouvement, aujourd’hui représentée par l’ASSÉ. Invariablement, cette volonté se ramène au réflexe de tendre de respectueuses perches aux organisations syndicales ou aux quelques regroupements communautaires. On espère tout haut que les syndicats se mettront en lutte, qu’on votera la grève sociale. Il faudra pourtant faire le bilan de cette «solidarité». Qu’en est-il sorti? Parfois de très timides appuis officiels au bas d’un communiqué (donnés plus volontiers à la frange de droite du mouvement), la participation à d’infructueuses coalitions où il faut faire tous les compromis, les témoignages de sympathie pour les luttes étudiantes de la part de militants individuels, mais qui ne peuvent engager leur instance, un discours de bon ton lors d’une manifestation, souvent un simple désaveu public puant de paternalisme.

Jamais il n’y a l’ombre d’une véritable lutte menée côte à côte avec les travailleurs et les travailleuses. Toutes les bonnes intentions sont amorties par le tampon bureaucratique des organisations syndicales. Faut-il en donner quelques indices? La quantité impressionnante de cadres syndicaux, du sommet à la base, qui sont politiquement inféodés au parti patronal qu’est le Parti québécois, et qui ont enterré depuis longtemps la question sociale sous la question nationale. L’intégration des appareils syndicaux au capital financier par l’intermédiaire des fonds d’investissement, les intérêts ouvriers étant désormais plus que jamais soumis à la rentabilité du capital sous prétexte de sauvegarde des emplois. Les exemples qui s’accumulent de conflits de travail dans lesquels les syndicats font passer au travers de la gorge de leurs membres les plus honteuses compromissions. La passivité devant les lois spéciales de retour au travail, véritable démobilisation des militants syndicaux et des militantes syndicales. La liste pourrait être longue encore.

Faire la jonction entre le mouvement étudiant et le mouvement ouvrier est un objectif louable, c’est même un impératif. Mais cette jonction ne doit pas être de pure forme, protocolaire. Elle doit se faire sur des bases politiques appropriées, c’est-à-dire prolétariennes et révolutionnaires, et ceci ne se fera pas par l’intermédiaire des syndicats. Il faut aller directement à la rencontre des travailleurs et des travailleuses, et les organisations pour nous permettre de le faire doivent encore être créées.

Faire sauter les verrous

Parmi les verrous idéologiques les plus lourds qui pèsent sur le potentiel révolutionnaire de la jeunesse étudiante, il y a une série de conceptions tactiques erronées ou limitées. Au niveau de la stratégie – c’est-à-dire au niveau des objectifs globaux, fondamentaux – il faut bien constater que plusieurs militants et militantes se situent du côté de l’avant-garde en se réclamant, avec plus ou moins de précision, de la révolution et de l’anti-capitalisme. Or le chemin qui mène à ces objectifs, qui matérialise au jour le jour la stratégie, est fait de choix, d’étapes, de méthodes, de détours. C’est ce qu’on appelle la tactique, et c’est sur ce chemin tortueux que beaucoup de bonnes intentions se dissipent.

Les principaux écueils tactiques où se heurtent les militant-e-s d’extrême gauche révolutionnaires et anticapitalistes sont l’économisme et l’opportunisme. L’opportunisme, au sens où nous l’entendons, ne renvoie pas nécessairement ni même essentiellement à l’attitude malhonnête d’un carriériste ou d’un bureaucrate qui ferait passer ses intérêts personnels au premier plan même si ce genre d’opportunisme existe aussi, mais ce n’est pas le plus problématique. Il ne s’agit pas d’une attitude morale, mais bien d’une erreur d’analyse politique partagée par des militantes et militants le plus souvent honnêtes et sincères. Si on doit tirer sommairement les traits de cette erreur politique, on dira qu’elle consiste à substituer «les intérêts immédiats aux intérêts fondamentaux de la classe ouvrière, la recherche du succès immédiat à la lutte pour la révolution prolétarienne et pour le socialisme», à aplatir la stratégie révolutionnaire par des considérations tactiques à courte vue. Ce concept d’opportunisme, nous le devons aux révolutionnaires du début du XXe siècle, comme Lénine et Rosa Luxembourg, qui analysaient la façon dont la IIe Internationale (2) s’écartait alors de la voie révolutionnaire et s’enlisait dans le réformisme bourgeois. C’est objectivement une trahison de l’objectif révolutionnaire faite au nom d’impératifs immédiats du processus révolutionnaire.

La forme la plus répandue de l’opportunisme à l’heure actuelle dans le mouvement étudiant pourrait être qualifiée de théorie du radicalisme étapiste. C’est davantage une conception plus ou moins intuitive qu’une théorie, mais suffisamment claire pour qu’on puisse la reconnaître comme tendance partagée par beaucoup de militants et de militantes, qui lui donnent tantôt des teintes libertaires, tantôt marxisantes, parfois simplement syndicales; plus réfléchie chez les un-e-s, plus empirique chez les autres. Cette conception, c’est celle d’une tactique qui se rapporte essentiellement à un processus de radicalisation des masses (étudiantes ou autres) par les luttes jusqu’à l’éclosion des conditions d’un soulèvement révolutionnaire. Chauffons la marmite, la pression viendra tout à l’heure faire sauter le couvercle. Alimentons le feu, donc, mais surtout, ne l’étouffons pas! N’allons pas devancer le degré de conscientisation, de radicalisation des masses.

Pour l’heure, ce qui importe, c’est d’organiser des luttes sur des revendications «concrètes», «réalistes», c’est-à-dire sur les conditions de vie des gens, et d’obtenir des gains, même modestes, voire seulement cosmétiques, pour faire croître la confiance en la lutte sociale. Il faut promouvoir la revendication de droits sociaux, instiller un esprit critique face aux autorités, mettre en lumière des injustices, encourager la combativité. Quand ce long et patient travail de radicalisation aura mûri au point de donner naissance à un véritable soulèvement populaire, alors viendra le temps de parler de révolution, de donner son véritable nom à ce mouvement quasiment déjà accompli, qui se cachait jusqu'alors sous les simples pseudonymes de lutte, de revendications, de réformes; alors viendra le temps de suggérer une cible précise aux masses en colère, de parler de lutte armée, de renversement de la bourgeoisie, de socialisme! Mais nous en sommes encore loin!

On voit bien ce que permet ce radicalisme étapiste: concilier une pratique essentiellement réformiste et économiste avec l’adhésion en principe à un horizon révolutionnaire. C’est la façon bon marché d’être d’extrême-gauche, où en fait la révolution devient moins une pratique politique qu’une sous-culture de groupe, avec ses symboles, ses chansons, ses micro-polémiques, ses soirées bien arrosées…

Pour l’heure, on s’absorbe tout entier dans les luttes immédiates,on s’immerge dans le mouvement spontané pour y faire progresser les consciences pas à pas, ici et maintenant, sans se préoccuper vraiment de la destination. On ne clarifie jamais les questions politiques, de stratégie et de tactique, relatives à la révolution, car c'est une
perspective qui apparaît toujours comme trop lointaine, trop abstraite. Souvent cela prend la forme d’un mépris pour le débat et la réflexion théoriques au nom des réalités concrètes, d’une dénonciation de l’intellectualisme évidemment petit-bourgeois au profit d’un activisme pur. C’est en bonne partie ce qui explique la pauvreté des luttes idéologiques dans le mouvement étudiant actuel et la stagnation de ses retombées politiques.

La matérialisation de cette conception tactique, c’est le cantonnement du militantisme dans les cadres du syndicalisme étudiant, l’outil de radicalisation des campus. L'association étudiante et l'assemblée générale sont alors le seul horizon; la prochaine proposition, la prochaine manifestation, le prochain congrès et l'impératif absolu d'y remporter des votes deviennent tout et les perspectives politiques à long terme ne sont plus rien. Pire encore, sous prétexte de vulgariser, d’élargir l’audience, d’être mieux compris, on adopte à qui mieux mieux le vocabulaire de la bourgeoisie, celui qui constitue déjà le discours courant, ambiant, dominant, sans se préoccuper des graves handicaps idéologiques que cela représente dans la (re)construction d’une conscience de classe; à cet égard, on choisit souvent les chemins plus faciles, trait caractéristique de l’opportunisme. Si des mots comme classes sociales, prolétariat, bourgeoisie, lutte de classe, révolution, socialisme, etc. ont été si efficacement évacués de la conscience du plus grand nombre par les idéologues de la bourgeoisie (journalistes, politiciens, intellectuels), c’est bien la raison pour laquelle il faut impérativement les remettre d’usage, les réhabiliter. On ne se prive pas impunément des outils d’une compréhension scientifique du monde sur lequel on cherche à avoir prise pour le transformer.

Sans travail politique révolutionnaire indépendant – nous entendons par là affranchi des structures associatives multiclassistes, pratiqué sur des bases révolutionnaires explicites et non seulement syndicales –, le syndicalisme étudiant, même «de combat», devient vite un plafond dans le processus de radicalisation. D’une part, c’est un mouvement fortement marqué par les cycles, les flux et reflux de mobilisation et de combativité, le renouvellement de ses membres. Il semble difficile d’assurer autre chose qu’une simple reproduction de ses effectifs militants. C’est que le statut d’étudiante ou d’étudiant est par définition, dans notre société, transitoire. Inévitablement, à plus ou moins long terme selon les parcours, on prend sa retraite du mouvement. Combien sont alors rattrapé-e-s par les effets de leur indifférence face à la responsabilité de constituer des débouchés politiques au militantisme étudiant, des débouchés qui permettent d’envisager des problèmes sociaux et politiques plus larges que les luttes étudiantes immédiates et de rassembler et d’organiser au-delà d’un groupe social aussi restreint? Ceux et celles qui ont fondé leurs espoirs dans le syndicalisme ouvrier ou le milieu communautaire s’aperçoivent qu’il est autrement plus compliqué d’y être «radical-e» que dans les bastions de la gauche étudiante. Plusieurs lâcheront prise, frustré-e-s par un sentiment d’impuissance et d’isolement. D’autres cèderont à la pression en rentrant dans le rang d’un militantisme bureaucratique et de collaboration de classes. D’autres enfin se résigneront à offrir au meilleur de leur capacité un soutien à des populations en difficulté, se contentant par là surtout de panser les plaies béantes de la société capitaliste, sans réel espoir d’endiguer le mal par cette intervention sociale.

Mais ce n’est là à la rigueur qu’un problème secondaire. Le plus problématique, c’est que sans travail politique révolutionnaire indépendant, en se cantonnant dans les structures et le langage du syndicalisme étudiant de combat, on gaspille une grande part du potentiel politique que recèle ce mouvement. On s’empêche de cueillir les meilleurs fruits de la radicalisation des masses étudiantes en accumulant des forces pour la révolution.

Malgré toute la résolution qu’on y mettra, la perspective du renversement de la bourgeoisie et de l’édification du socialisme ne se dessine pas dans les quelques années à venir. D’autres s’y sont frottés avant nous, il n’y a pas de raison pour que ça soit soudainement facile. Pourtant, d’ici-là, il est légitime pour les masses de lutter et de revendiquer pour des améliorations à leur sort dans l’immédiat, pour des réformes sous le capitalisme. D’ailleurs, qu’on le veuille ou non, le capitalisme impose des conditions de vie qui fatalement génèrent des irruptions de révoltes, des aspirations à plus de dignité. Ce serait carrément ridicule des les condamner sous prétexte qu’elles sont limitées, qu’elles ne se formulent pas spontanément comme aspiration au socialisme. Au contraire, elles sont la racine même de la lutte pour le socialisme.

Car pour nous, la lutte pour des réformes – ou des revendications immédiates – et la lutte pour la révolution et le socialisme ne sont pas renvoyées dos-à-dos, mutuellement exclusives. Il y a moyen d’articuler les deux, de s’adresser aux besoins pressants des masses sans glisser dans l’opportunisme, sans compromettre les objectifs fondamentaux. Or, les conceptions tactiques dominantes dans les milieux radicaux du mouvement étudiant n’y parviennent pas. Il faut user d’un peu plus d’esprit dialectique, en l’occurrence il apparaît qu’il faut renverser la problématique qui sert de prémisse à la thèse de la radicalisation par étapes.

On a beaucoup prétendu que si les luttes sur les revendications immédiates ont tant de mal à aboutir – la lutte récente sur les frais de scolarité par exemple – c’est qu’on n’avait pas suffisamment tapé sur le clou de la préservation des acquis, et qu’on n’avait pas suffisamment construit le mouvement dans ses formes syndicales et réformistes, rassemblé dans un très large front uni; qu’on avait même effarouché les consciences sociales émergentes par des propositions «extrémistes», à savoir la gratuité scolaire. Nous croyons plutôt que si le front de la préservation des acquis sociaux recule, et qu’à plus forte raison celui de la lutte pour de nouvelles réformes est frappé d’impuissance, le principal facteur en est l’absence d’un mouvement révolutionnaire un peu significatif.

Quel intérêt le gouvernement a-t-il à donner satisfaction, même partiellement, aux revendications actuelles de l’aile «réformiste radicale» du mouvement étudiant? Aucun. Pour qu’il s’intéresse à ces revendications, il faudrait qu’il y voit
pour lui un moindre mal, un façon d’échapper à pire. Mais à l’heure actuelle, c’est une organisation comme l’ASSÉ qui représente son opposition la plus antagonique dans le mouvement étudiant. Ainsi, quand ça commence à chauffer, il sait très bien s’appuyer sur les fédérations étudiantes qui, au prix de concessions mineures, lui permettent d’isoler et de frustrer l’aile gauche. C’est une dynamique très bien connue des militantes et militants de l’ASSÉ.

La bourgeoisie s’engage dans des réformes sociales par peur de la révolution. L’offensive de la bourgeoisie à l’échelle mondiale depuis deux à trois décennies, qu’on appelle souvent néolibéralisme, correspond aux reflux de la révolution. Voilà l’équation. Et la tendance à renverser.

Le jour où il y aura une frange significative de militants et militantes capables de déployer une agitation-propagande révolutionnaire dans le mouvement étudiant, de construire une opposition radicale aux intérêts de la bourgeoisie, alors le besoin se présentera pour le gouvernement d’isoler cette frange, de lui couper ses appuis. Et dans la mesure où la répression seule ne suffira pas, qu’il faudra y offrir une réponse politique, c’est vers le mouvement réformiste que l’État devra se tourner, sur lequel il devra s’appuyer. Et c’est alors que de nouveaux acquis sociaux auront le plus de chance d’être arrachés. Devant une telle conjoncture, un nouveau choix se présentera aux militantes et militants: «consolider» ces
nouveaux acquis et servir ainsi de garde-fou au régime capitaliste défaillant ou agrandir la brèche en faisant poursuivre son élan au mouvement révolutionnaire, en le faisant passé à un autre stade.

Vers un nouveau mouvement

En avançant l’idée qu’il est possible de transformer le mouvement étudiant, nous postulons donc qu’il est possible – et nécessaire – de déployer une activité politique révolutionnaire au sein du mouvement étudiant. Pour cela, il y a selon nous plusieurs obstacles à surmonter, qui sont d’abord d’ordre idéologique. Le militantisme étudiant, même dans ses formes strictement syndicales, politise ceux et celles qui l’animent. Il agit sur plusieurs comme un éveilleur de conscience sociale. Rapidement, toutefois, les armes idéologiques (concepts, principes, notions de stratégie et de tactique, etc.) transmises par ce militantisme s’avèrent insuffisantes pour affronter des tâches politiques plus vastes, pour avancer significativement sur le chemin de la révolution.

Il faut donc pallier la relative pauvreté des repères politiques et théoriques spontanément véhiculés par le militantisme étudiant. Or il existe un riche bagage idéologique révolutionnaire auquel on peut puiser, qui s’est accumulé au long des incessantes luttes de classes des deux derniers siècles passés sous la domination capitaliste, et qui fait la synthèse des expériences révolutionnaires les plus avancées. Faire abstraction de cet héritage historique, c’est faire un spectaculaire recul dans la lutte contre la domination bourgeoise et c’est liquider des leçons chèrement payées par les exploité-e-s du monde entier. Il importe au contraire de faire le bilan du mouvement étudiant à la lumière de ces leçons. Nous nous proposons de le faire, sans prétendre pour autant nous être pleinement approprié ce précieux héritage. Demeurons humbles, donc, mais sans éluder nos responsabilités, c’est-à-dire sans avoir peur de se commettre.

Lutter pour transformer un système social nécessite aussi de s’organiser autrement. Cela nécessite de faire le bilan et l’analyse du mouvement actuel, plus que l’état des forces, il faut pénétrer cette matière sociale en mouvement pour en dégager des principes qui nous serons utiles ultérieurement. Il faut comprendre l’évolution ainsi que les différentes tendances qui traversent le mouvement étudiant. Il faut mettre en relief toutes ses idées et tendances pour ensuite déterminer lesquelles servent et viennent renforcer le camp révolutionnaire et lesquelles viennent le diviser et par conséquent lesquelles il faut combattre. Pour avoir un mouvement qualitativement différent de celui qui existe, la question n’est pas tant de former une organisation nouvelle, mais d’unir consciemment à partir de principes et sur des mêmes objectifs, à partir du point de vue révolutionnaire et des aspirations à la révolution, une jeunesse qui est depuis trop longtemps emprisonné par des tendances lourdes dans le mouvement étudiant i.e. le réformisme (radical ou non) et la conciliation de classe.

Les étudiantes révolutionnaires ne visent pas à faire disparaître les associations étudiantes, leurs instances, etc. Les étudiantes révolutionnaires luttent contre les courants réformistes qui en emprisonnent le mouvement étudiant et cherchent franchement à organiser, à favoriser, à développer un vaste mouvement de lutte idéologique dans le mouvement étudiant et de ce point de départ, favoriser chez les étudiantes une nouvelle façon de voir leur implication dans le militantisme étudiant, dans leur façon de s’organiser, de lutter.

Le syndicalisme traditionnel ou de «combat» que l’on veut large et démocratique n’amène rien si les fondations sont basées sur le réformisme. Au nom des intérêts strictement étudiantes, ce mur d’idéologies, de pratiques et de conceptions isolent et particularisent les étudiantes et leur confèrent une spécificité qui en ait un groupe à part. Il s’en suit deux mouvements qui s’opposent, qui ne mènent pas le même combat. Le premier réformiste se fixe comme objectif l’amélioration d’une position privilégiée. L’autre, révolutionnaire se fixe comme objectif de s’inscrire dans le mouvement plus général de lutte pour abolir le capitalisme et par le fait même les privilèges.

Nous avons besoin de construire un vaste mouvement, qui en pratique et en théorie s’appuie sur les masses les plus exploitées et opprimées par le système impérialiste. Un mouvement de fond qui met en lumière et s‘attaque aux causes de cette exploitation et oppression et non seulement aux effets. Nous avons besoin d’un mouvement qui renforce la tendance existante dans la jeunesse qui voit que c’est seulement par l’élimination complète, ici et ailleurs, du système capitaliste qu’il est possible de résoudre les problèmes du peuple. Bref, il faut résolument déployer l’esprit de révolte qui anime les masses exploitées, spécialement dans la comme l’ont montré plusieurs moments importants de l’histoire, en l'unissant dans la lutte générale du prolétariat pour faire avancer la lutte révolutionnaire.

En organisant des jeunes unies autour d'un programme révolutionnaire dans un mouvement qui se base sur la mobilisation consciente de la jeunesse et des étudiantes, qui permet de lutter pour établir pourquoi nous devons combattre et comment le faire.

Ce mouvement nous voulons le construire où se retrouve la jeunesse prolétarienne dans les polyvalentes, cégeps et universités, dans les quartiers populaires et en solidarité avec le peuple. Nous affirmons qu’il faut travailler pour un mouvement étudiant qui s’unisse aux diverses organisations étudiantes démocratiques et anti-impérialistes existantes, pas hypocritement et sans principe, mais par la discussion et la pratique en déterminant ce qui est juste et ce qui est erroné afin de remettre la politique révolutionnaire au poste de commande et qu’enfin le mouvement étudiant ait une politique réellement correcte qui sert le peuple dans son combat contre le système capitaliste.

Nous savons pertinemment bien que notre entêtement à parler de révolution, de critique du système va déplaire aux habitué-e-s des accommodements en faveur de la bourgeoisie. Or pour le prolétariat et tout particulièrement pour les jeunes du prolétariat il ne peut y avoir qu’une seule politique qui vaille, celle de mener la lutte de classe. Cette simple idée, les étudiants et étudiantes révolutionnaires la défendent avec acharnement.

Le travail communiste en milieu étudiant

Aux insuffisances de la tactique de la radicalisation à petit feu, nous opposons la nécessité d’un travail communiste indépendant. Nous postulons qu’il faut non seulement «chauffer» les masses, radicaliser les luttes qui seront toujours spontanément générées par les contradictions constitutives du capitalisme lui-même, mais encore, d’un même souffle et dès maintenant, construire concrètement le camp de la révolution. Il faut non seulement gagner les militants et les militantes à l’idée de révolution, mais les encourager à s’organiser sur cette base.

Pour exister et faire ressortir la force motrice dont les étudiantes du prolétariat ont besoin, il faut qu’elle trouve une direction, un centre d’agrégation qui ouvre le chemin à une action collective. Ce centre d’agrégation c’est un ensemble de pratiques, le parti et sa ligne politique. La révolution est une démarche de lutte, politique, organisée, dont l'objectif est de détruire cette société dans tous ses fondements et construire le monde nouveau. Sa première étape est la prise du pouvoir d'État, pour donner aux prolétariat les moyens de cette transformation. La révolution nécessite donc une orientation, un programme, une vision de la marche au communisme dans ses différentes étapes. Cela ne peut s'acquérir sans un parti d'avant-garde.

Seul, le mouvement spontané, éventuellement radical et généralisé, peut voir le jour de façon spontanée; pas la révolution. Car les exploité-e-s, dans leur immense majorité, n'envisagent leur avenir que dans le cadre du capitalisme. Leurs luttes s'orientent plutôt vers une meilleure répartition des richesses, une meilleure organisation de la société, sans remettre en cause l'exploitation et la place des producteurs dans la société; elles sont spontanément réformistes.

La colère que provoque l'exploitation, la perte d'emplois, le logement cher, la pauvreté croissante sont la base indispensable au développement d'une politique révolutionnaire. A partir de ces mouvements, les communistes, par leur activité, peuvent amener les travailleurs à en dépasser les limites, à sortir du cadre étroit des rapports immédiats, pour prendre conscience de la nécessité de la transformation de toute la société; du renversement de la bourgeoisie. Dans tous ces combats, orientations réformistes et orientations révolutionnaires s'affrontent.

En ce sens, «faire apparaître» et mettre de l’avant l’intérêt du prolétariat révolutionnaire ainsi que la force qui guide ce dernier dans cette lutte i.e. le parti communiste révolutionnaire c’est le point de départ d’une activité révolutionnaire conséquente. Dans ce travail, une multitude de courants politiques vont venir s’opposer à nous. Ceux-ci ont en commun une incompréhension des masses. Pour cacher leurs propres réticences, ils mettent de l’avant des arguments comme «les étudiantes ne comprennent pas, les étudiantes ne sont pas encore prêtes, il faut radicaliser le mouvement par étape en commençant par les revendications progressistes, puis les réformes, puis la lutte radicale, etc.» chacun de ces arguments met en relief une volonté clairement affichée de ne pas vouloir comprendre le mouvement réel des choses et les besoins du mouvement en général.

Pour rendre notre action politique et pratique plus efficace, il faut avoir une stratégie et des tactiques appropriées. Avoir une stratégie c’est beaucoup plus que d’avoir un philosophie d’organisation. Par exemple on sépare généralement le mouvement étudiant en deux. Un, le plus imposant pour l’instant, est le mouvement étudiant dirigé par les courants réformistes dont le moyen d’action principal est la collaboration de classe avec l’État. L’autre, le plus petit, se revendique du syndicalisme de combat et d’une certaine distance avec l’État. En apparence les deux camps sont bien divisés. Pourtant, si on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les deux courants ont une fonction similaire, objective, qui est celle d’empêcher la jeunesse de développer de réelles pratiques d’action se situant à l’extérieur des règles imposées par la bourgeoisie.

Le syndicalisme de «combat» en lui même est une coquille vide si on ne se pose pas la question de quels sont nos combats? Comment les menons-nous? Qui défendons-nous? Les intérêts de qui sont mis de l’avant? Se contenter comme aujourd’hui de s’auto étiqueter de gauche parce que l’on rajoute le mot combat à syndicalisme c’est oublier que 9 fois sur 10 c’est le syndicalisme platement réformiste qui l’emporte. Il est certes positif de ne pas vouloir s’engager dans la collaboration avec l’État, mais cela amène aussi l’obligation de développer une stratégie pour enligner ce choix.

Pour lutter efficacement tant au niveau théorique, politique, économique et revendicatif immédiat, il faut selon nous outiller les étudiantes avec une compréhension claire de la révolution, du capitalisme, des étapes, des moyens de lutte, toutes ces choses qui nourrissent un mouvement et qui lui permette de se situer, de se transformer. L’existence du Parti et de sa ligne politique donne les conditions matérielles nécessaires pour avancer dans cette direction.

Les étudiantes révolutionnaires se fixent comme tâche essentielle dans leurs écoles, quartiers, lieux de travail, de faire passer une majorité des étudiantes, quelle que soit leur origine de classe sur les positions révolutionnaires. La première marche vers ce mouvement c’est la participation effective d’une tranche significative d’étudiantes à la lutte à plus long terme pour la reconstruction d’un mouvement étudiant sur de nouvelles bases prolétariennes et révolutionnaires.

Pour nous, la construction d’un nouveau mouvement étudiant ou la déconstruction de l’ancien mouvement, doit passer bien plus par une profonde réorganisation politique et idéologique du mouvement et cette reconstruction est elle-même subordonnée à la construction du Parti. Sans un parti fort, puissant il est illusoire de penser organiser un mouvement étudiant très différent de celui qui existe.

Nous avons besoin de construire un vaste mouvement, qui en pratique et en théorie s’appuie sur les masses les plus exploitées et opprimées par le système impérialiste. Un mouvement de fond qui met en lumière et s‘attaque aux causes de cette exploitation et oppression et non seulement aux effets. Nous avons besoin d’un mouvement qui renforce la tendance existante dans la jeunesse qui voit que c’est seulement par l’élimination complète, ici et ailleurs, du système capitaliste qu’il est possible de résoudre les problèmes du peuple. Bref, il faut résolument déployer l’esprit de révolte qui anime les masses exploitées, spécialement dans la jeunesse comme l’ont montré plusieurs moments importants de l’histoire, en l'unissant dans la lutte générale du prolétariat pour faire avancer la lutte révolutionnaire.

Pour y arriver, nos devons modifier notre approche au militantisme étudiant en mettant de l’avant les principes révolutionnaires qui permettront de donner vie à un tel mouvement. Les principaux principes qui guident notre action et qui viennent caractériser ce mouvement du réformisme aux positions révolutionnaires sont:

L’anti-capitalisme

Chaque revendication gagnées à l’intérieur de l’ordre actuel n’est rien de plus qu’un gain temporaire et partiel, et bien que nous devons lutter pour conquérir des revendications, des libertés et des droits, nous devons garder comme objectif le renversement du système capitaliste qui domine actuellement dans notre pays et nous devons lutter contre l’État bourgeois pour pouvoir construire une société complètement nouvelle, où plusieurs des problèmes actuels du peuple commenceront à se résoudre de façon permanente et profonde.

Le radicalisme

Il faut chercher à résoudre les problèmes à leur racine, et cela demande de renforcer l’organisation des étudiants et étudiantes en opposition au système économique et politique actuel, et de tout son appareil répressif et ses appareils propagandistes. Nous devons élever les luttes économiques et partielles à des luttes politiques, c’est-à-dire des luttes contre le système qui visent à structurer la société et l’État d’une manière radicalement nouvelle. C’est-à-dire qu’il ne faut pas chercher à faire de petites réformes au système actuel, mais bien à lutter pour construire une société totalement nouvelle, dirigée par les travailleuses et les travailleurs pour le bénéfice du peuple.

Doit combattre le système

Ce n’est pas en s’intégrant au système capitaliste ou en collaborant avec lui que se gagnent les libertés et les droits. Peu importe les bonnes intentions qu’ont certaines, peu importe le gouvernement. C’est un système qui détermine que des milliers de jeunes doivent être gardées en dehors des écoles, que nous devons travailler pour enrichir une minorité. C’est un système qui fait appel aux forces armées et à la police pour réprimer le peuple quand il se lève. Les véritables transformations révolutionnaires prennent place seulement avec la lutte de millions de personnes contre la minorité d’oppresseurs qui vont défendre leur système par tous les moyens. Le reste n’est qu’illusions.

Être internationaliste

Les travailleurs et travailleuses des différents pays – qui sont les piliers de la société dans tous les coins du monde – ont de très grandes similitudes et des conditions de vie presque égales. Bien qu’il existe des particularités liées à la domination et l’oppression impérialiste dans diverses parties du monde, celles-ci sont minimes en comparaison des problèmes communs, tandis que les opprimées ont des différences très grandes avec les exploiteurs de chaque pays. Dans ce sens, tous et toutes les opprimées du monde doivent unir leurs luttes contre leur ennemi commun, en s’alliant avec les masses d’ouvriers, d’ouvrières et de paysannes des autres parties du monde, peu importe s’ils et elles parlent espagnol, anglais ou arabe. Les aspirations des peuples du monde sont déjà semblables, bien qu’il faille encore qu’elles se convertissent en la véritable aspiration et la véritable fonction du prolétariat international: être le fossoyeur du vieil ordre et le créateur d’une société nouvelle.

Indépendant de l’État et anti-réformiste

L’État est une machine de répression de la classe dominante contre le peuple. Pour progresser, il faut être clair sur cette question. Il faut clairement refuser toutes les propositions de concertation et de conciliation de classes que l’État actuel cherche à nous enfoncer dans la gorge pour nous contraindre à être participantes à notre propre oppression. De même, le réformisme doit être combattu car il vise à convertir les organisations étudiantes en un appendice de l’État et à les rendre totalement inutiles pour conquérir et défendre des droits – bref les rendre inutiles pour le peuple, mais fort utiles pour les classes exploiteuses.

Combattre pour une éducation prolétarienne et scientifique de masse

L’éducation doit servir à l'immense majorité du peuple à construire une société indépendante de l'impérialisme et unie aux peuples du monde complet. Scientifique dans le sens qui permet au peuple de trouver la vérité dans les faits au moyen de la recherche de la société et de la nature et permet de la transformer au bénéfice de l'immense majorité de la population. De masses, dans le sens que toutes les masses du peuple ont accès et ils s'approprient de ce nouveau type d'éducation. Ceci implique combattre depuis aujourd'hui contre l'actuel système, pour une éducation gratuite à tous les niveaux, mais cela implique aussi de combattre par un nouveau contenu de l'éducation en fonction de la libération populaire, étant conscients qu’une éducation vraiment au service du peuple et des masses sera obtenue seulement dans une nouvelle société pour laquelle nous devons combattre.

Les tâches actuelles des communistes dans le mouvement étudiant:

Pour les communistes, l'intervention dans le mouvement étudiant comporte deux grands champs d'intervention. 1) La lutte révolutionnaire pour assurer l'organisation révolutionnaire des étudiants (pour préparer les conditions permettant aux étudiantes de se lier avec les masses populaires, mener la lutte de classes et faire la révolution); et les 2) la lutte pour des revendication immédiates à partir des demandes actuelles des étudiants et étudiantes. Ces deux groupes de tâches sont indissolublement liés, et aucune ne peut être négligée.

Les tâches de la lutte révolutionnaire

Se transformer en militante étudiante révolutionnaire signifie mener consciemment la lutte de classes et la lutte révolutionnaire pour faire la révolution. Dans les luttes étudiantes, cela signifie mettre de l’avant, organiser les luttes des étudiants et étudiantes à partir des intérêts de classe du prolétariat et des masses populaires en perspective de faire croître le camp de la révolution.

Dans leur tâche pratique, les militante Étudiantes révolutionnaires mettent de l’avant la nécessité de la révolution, expliquent aux autres étudiantEs en quoi consiste l'actuel système économique-social, expose les fondements du capitalisme au Canada et son développement, dévoile l'existence de classes sociales et de la lutte de classes, le rôle de l'État, ses institutions et sa relation avec la grande bourgeoisie et l'impérialisme, en démontrant que les améliorations aux bénéfices des masses populaires ne sont jamais donnés par générosité des dirigeants, mais doivent êtres arrachés au moyen de luttes.

Dans ce même ordre de tâches, il s’agit aussi d’élever la conscience chez les étudiantEs que les luttes étudiantes doivent être liées aux intérêts du prolétariat et du peuple, en expliquant le rôle historique du prolétariat, les succès et les échecs des mouvements révolutionnaires dans le monde, la nécessité d'un parti révolutionnaire et en menant la lutte idéologique contre le réformisme, le révisionnisme et l'opportunisme dans toutes ses expressions, en défense de l'idéologie scientifique du prolétariat: le marxisme-léninisme-maoísme.
            
Les tâches dans la lutte revendicative

Les tâches de la lutte revendicative des étudiants incluent l'agitation autour des problèmes conjoncturels qui les affectent, celle que passe naturellement à premier plan pour l'instant, vu le niveau de développement des masses. L'agitation entre les étudiants consiste ce que chaque militantE révolutionnaire prenne part dans les manifestations étudiantes, dans la confrontation entre les étudiantEs et l’État qui tente de freiner le mouvement, dans les luttes motivées par des manques en infrastructure, sur l’enseignement, dans des réformes éducationnelles, dans la dénonciation de l'endettement, etc. Les militantEs révolutionnaires devront apprendre à s’orienter devant ces problèmes, à diriger l'attention vers les abus plus importants et à formuler de manière précise et pratique les revendications.

EN faisant de l'agitation chez les étudiants, en prenant comme base les revendications immédiates, les militantEs doivent aussi apprendre à les mettre en rapport avec la condition impérialiste de notre pays, avec la soumission aux capitalistes, l'exploitation que ceci entraîne sur le prolétariat et le peuple. Ils et elles doivent aussi montrer les effets du capitalisme chez les étudiantEs d’aujourd’hui comme chez les futurEs travailleurs et travailleuses.

Dans tout cadre, la publication des idées révolutionnaires (orientée à la lutte politique) et l'agitation orientée vers la lutte revendicative sont intimement entre elles. Le marxisme en théorie et en pratique a démontré qu'un et l’autre sont indispensables pour le développement de la conscience de classe chez les étudiantEs, dans le prolétariat et dans les masses.

Toutes ces tâches, développées systématiquement et en manière croissante par les militantEs étudiantEs révolutionnaires, permettront d’éveiller la conscience des étudiantEs, les organiser, prouver leurs forces dans les problèmes et les nécessités immédiates, obtenir des concessions partielles et être dans des conditions de défendre les conquêtes.

Les mobilisations étudiantes ont montré le potentiel des luttes revendicatives des étudiants du point de vue révolutionnaire.
Avec peu d'organisation et peu d'outils de coordination beaucoup de luttes importantes ont été menées. Il faut maintenant y intégrer de nouvelles traditions de lutte, révolutionnaires.

Le mouvement étudiant a montré qu'il était capable, dans certaines conditions, à lutter durement pour des revendications démocratiques et économiques. Pour ces combats, le mouvement étudiant a utilisé, en particulier, l'arme de la grève pour réclamer des améliorations au régime d'aide financière, pour la gratuité scolaire, etc.

En général, les luttes menées par les étudiants et étudiantes sont spontanées i.e. le mouvement pratique des masses avance alors que sa prise de conscience, son organisation et sa direction marquent un retard important et ne répondent pas aux tâches de l'heure.

Un des enjeux de la période actuelle, est justement la reprise en main par les étudiants et étudiantes de la lutte idéologique, politique, pratique qui permettra l'émergence d'une orientation politique révolutionnaire et prolétarienne chez les étudiants et étudiantes. Cette lutte est propulsée maintenant par des militants et militantes révolutionnaires sincères et sera portée plus loin par l'émergence d'un vaste mouvement étudiant révolutionnaire en mesure de combattre et le capitalisme et mener la lutte révolutionnaire pour le communisme. Sous n'importe quelle forme et dans n'importe quelles conditions, situations, etc. dans les décisions politiques quotidiennes comme dans la lutte, c'est une question de principe pour tout révolutionnaire, toute révolutionnaire, de ne jamais perdre de vue le but final.

Conclusion: Lutter, apprendre et contrôler notre expérience

Dans la période actuelle, le MER-PCR entend jouer le rôle de noyau révolutionnaire actif dans le mouvement étudiant. Ce noyau s’emploi de manière conséquente à favoriser l’émergence chez les étudiants et étudiantes d’un véritable courrant de lutte de classe.

Nous considérons en être, compte tenu du niveau actuel de nos forces et des conditions générales qui prévalent aujourd’hui, au début d’un long processus qui s’amorce avec l’obligation de déployer largement la propagande révolutionnaire dans le mouvement étudiant.

Bien sûr, il existe des organisations, réformistes, anarchistes qui prétendent toutes mener la lutte contre le capitalisme. Certaines d’entre-elles sont plus anciennes, mieux établies dans le mouvement étudiant et possiblement plus influente aussi. Mais aucune n’a démontré jusqu’à présent une réelle volonté à former et organiser le mouvement étudiant de façon différente de celui qui existe présentement.

Pour l’instant, et compte tenu de nos forces, ce que nous combattons ce sont les tendances et groupements, les idées et conceptions liéEs à la bourgeoisie, au réformisme, etc. En mettant de l’avant la perspective révolutionnaire. Les moyens pour accomplir ce travail sont l’agitation et propagande communiste, l’intervention communiste indépendante dans les luttes revendicatives justes.

Nous interviendrons dans ces luttes en soulignant l’importance d’une direction idéologique claire ayant des perspectives claires. Pour nous cette direction se retrouve dans le parti communiste révolutionnaire

Dans notre Participations à la lutte étudiante nous lutterons pour conserver toute notre autonomie vis-à-vis des associations étudiantes en visant plutôt à descendre plus bas dans le mouvement, vers les larges masses étudiantes dans les cégeps, universités et polyvalentes.

Nous encouragerons systématiquement les étudiants et étudiantes à s’organiser et lutter autour du point de vue communiste et révolutionnaire dans le mouvement étudiant en cherchant toujours à séparer l’intérêt du prolétariat de l’intérêt bourgeois et ce, quelque soit le niveau de mobilisation; en faisant prévaloir l’intérêt collectif et à long terme du prolétariat sur les intérêts sectoriels et à court terme; en menant des luttes qui correspondent aux intérêts du prolétariat et des masses populaires, qui unifient le camp de la révolution et divisent le camp de la bourgeoisie.

Nous entendons lutter dans le mouvement étudiant contre toute conception ou tendance à fonder son action sur les libertés que la bourgeoisie consent. L’accumulation des forces révolutionnaires peut se faire dans le cadre des procédures et des libertés inscrites dans les constitutions de la bourgeoisie. Celles-ci ne valent que dans la mesure où elles sont utiles à la bourgeoisie pour conserver son pouvoir et garder soumis le prolétariat et les masses populaires.

Nous chercherons à mener l’attaque contre la bourgeoisie et l’État capitaliste et faire de chaque lutte un problème d’ordre public, un problème politique qui débouche sur la lutte pour le socialisme et le pouvoir prolétarien

Nous favoriserons l’utilisation des moyens de luttes les plus variés qui s’appuient sur la mobilisation la plus large. En général, les luttes étudiantes, en dehors des manifestations nationales, demeurent trop souvent circonscrites aux institutions en grèves ce qui fait en sorte que le mouvement en arrive à se couper jusqu’à un certain point de l’ensemble de la société. Il faut au contraire viser une participation massive et travailler vers l’extérieur plutôt que de demeuré-e-s prisonniers et prisonnières de nos cégeps, universités et polyvalentes.

Souhaiter la révolution, c’est nécessairement y travailler dès maintenant et dans ce combat qui paraît si lointain aujourd’hui, la jeunesse révolutionnaire est appelée à jouer un rôle de premier plan. C’est pourquoi le MER invite les étudiants et étudiantes, les militants et militantes de la jeunesse qui sont globalement d’accord avec ces perspectives, à construire avec nous le mouvement révolutionnaire étudiant, réponse des jeunes du prolétariat au mouvement étudiant actuel, dominé par le réformisme.

1. N’allons pas croire d’après ce commentaire sommaire que nous réduisons l’analyse de classe à la dichotomie bourgeoisie/prolétariat. La question est évidemment plus complexe que cela. Il existe par exemple une autre classe sociale – la petite-bourgeoisie – qui joue un rôle important dans la lutte des classes, et notamment au sein du mouvement étudiant. Par ailleurs chaque classe est fragmentée en différentes couches, en différents secteurs dont les frontières ne sont pas toujours tranchées au couteau, mais qui portent leurs propres contradictions. Toutefois, il n’est pas moins vrai que toutes ces nuances s’articulent autour d’une contradiction centrale, principale, celle qui oppose les deux grands pôles structurants de la société capitaliste que sont le prolétariat et la bourgeoisie.

2. Fondé en 1889, la IIe Internationale regroupait les partis ouvriers sociaux-démocrates (ce qui signifiait encore à l’époque marxiste et révolutionnaire). Elle connut une grave crise avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, alors que ses principaux partis membres se rangèrent derrière leurs gouvernements bourgeois respectifs, trahissant la révolution en lui préférant l’hécatombe impérialiste. Son aile gauche, animée par les révolutionnaires russes, fit scission pour fonder des partis communistes bientôt regroupés dans la IIIe Internationale.

Commentaire n° 25 posté par Carol Tremblay le 09/01/2009 à 17h02
Carol: vous devriez publier quelques livres...
Réponse de Stéphane Gendron le 09/01/2009 à 17h55

Cher Stéphane,

Je me contente de perdre des kilos et de montrer qui sont les pékisss en réalité. Ces quelques liens devraient aider le débat. Mais les bons marxistes ont oubliés quelque faits et gestes de l’UGEQ. Je vais les publier dans ton blogue, avec ta permission.

 

Qui est cette étudiante?





http://archives.radio_canada.ca/politique/partis_chefs_politiques/clips/14822/

http://patwhite.com/node/3753

Entrevue avec Louise Harel sur la Révolution tranquille (1990)

 

http://internationaliste.blogue.ca/20503/Le+PQ,+le+mouvement+%E9tudiant+et+les+frais+de+scolarit%E9.html

L'internationaliste

· 25 mars 2007 _ Le PQ, le mouvement étudiant et les frais de scolarité

(Publié dans Résistance! no 40, mars 2007)

 

http://pages.usherbrooke.ca/lucienne_cnockaert/index.php?id=70

Le sens de la révolte des années '6

http://cjournal.concordia.ca/archives/20081120/talkin_bout_a_revolution_1968.php

http://www.parl.gc.ca/Infoparl/francais/issue.htm?param=83&art=258

Nouvelle présidente de l'Assemblée nationale

http://www.massecritique.org/articles/ce_que_le_pass_fait_de_nous

Ce que le passé fait de nous

http://pabsta.qc.ca/fr/node/265

 

http://www.asse_solidarite.qc.ca/documents/fr/recherches_analyses/Six%20gr%E8ves%20g%E9n%E9rales.pdf

http://www.bloc.org/fr/le_chef.asp

 

vice-président de l’’Union générale des étudiants et étudiantes du Québec (UGEQ) en 1968

 

 

 

 

Commentaire n° 26 posté par Carol Tremblay le 09/01/2009 à 18h16

LE DOSSIER DE L’UGEQ

D'abord les faits.

Dans la revue marxiste Parti-Pris de février 1965, consacrée aux aspects du syndicalisme québécois, nous lisons (en page 4) cette proposition pour une stratégie d'ensemble des forces de gauche :

«Nous voudrions reprendre une idée que suggérait Jacques V. Morin, il y a quelques mois: FORMER UN CAUCUS DE GAUCHE de tous les militants syndicaux (permanents ou non, F.T.Q. ou C.S.N.) favorables au socialisme québécois. CE CAUCUS devrait définir une idéologie qui pourrait servir d'instrument politique à nos syndicats. Nous croyons que ce CAUCUS devrait insister sur le SOCIALISME, sans pour cela mettre en veilleuse l'aspect national. Disons que pour être MEMBRES DU CAUCUS, les militants devraient OPTER POUR LE SOCIALISME québécois. En deuxième lieu, le CAUCUS devrait définir une stratégie, un plan d'action, pour faire pénétrer cette idéologie au sein de nos syndicats. Et enfin les militants pourraient mettre en application cette stratégie.»


C'était signé: "Parti-Pris, J.-M. P.", initiales qui correspondent visiblement à Jean-Marc Piotte, rédacteur habituel à cette revue marxiste.

En mars 1965, se tient la première semaine syndicale de l'UGEQ. Dans le journal de l'Université Laval, en date du 11 mars, M. Jacques Pelletier signe un "Commentaire" qui est un bilan de la Semaine Syndicale de l'UGEQ. Le titre de l'article de M. Pelletier est déjà significatif : « Un congrès sans étudiants. »

En effet, après avoir fait remarquer que « les étudiants n'étaient pas à ces assises », l'auteur précise quels étaient les "vrais " participants de ce congrès qui se couvrait officiellement de l'étiquette "étudiant":

«Tout ce qu'il y a de syndicalisme était là, PLUS LA GAUCHE RÉVOLUTIONNAIRE, DES GENS DE PARTI-PRIS, RÉVOLUTION QUÉBÉCOISE, SOCIALISME 64, etc. Incidemment, je me demande si de n'avoir FAIT APPEL QU'À LA GAUCHE n'a pas nui à ces assises. Chose certaine, cela n'a pas aidé à animer les discussions. ON SAVAIT, AU DÉPART, QUE TOUS CEUX QUI FAISAIENT PARTIE DES PANELS ÉTAIENT, AU MOINS GLOBALEMENT, D'ACCORD.»

Et M. Pelletier termine son commentaire ainsi:

«Ce congrès fut avant tout un congrès de travailleurs. MÊME PAS; UN CONGRES DES PERMANENTS SYNDICAUX ET DE LA GAUCHE QUÉBÉCOISE.»

Dans le même numéro du journal de l'Université Laval, celui du 11 mars 65 que nous avons cité plus haut, la déclaration du président de l'UGEQ, Monsieur Jacques Desjardins, à cette Semaine Syndicale de l'UGEQ, est rapportée dans ses lignes essentielles. En voici quelques extraits qui en donnent l'orientation générale:

«Nos quatre syndicats n'ont pas de politique globale de revendication, ils n'ont pas de STRATÉGIE COMMUNE. Ils sont divisés face aux pouvoirs publics...

«L'UCC, la FTQ, la CSN et l'UGEQ ne peuvent plus faire cavalier seul...

«Ce qu'il nous faut, c'est un Comité intersyndical de revendications sociales, un genre de conseil supérieur pour diriger l'action revendicatrice des quatre syndicats...

«Les communiqués de presse si bons soient-ils ne valent pas le spectre d'une grève POLITIQUE générale des quatre syndicats du Québec unis autour d'objectifs précis et déterminés. L'élément progressif de l'État et des différents partis politiques sentant l'appui possible des masses laborieuses mettrait au second plan les réactionnaires, les protecteurs d'intérêts et les chasseurs de sorcières. » (Le Carabin, p. 8)

Il n'est pas nécessaire d'avoir fait un cours universitaire pour se rendre compte que la stratégie politique proposée par le Président de l'UGEQ, M. Jacques Desjardins, est substantiellement la même que celle mise de l'avant, quelques semaines à peine avant la première Semaine Syndicale de l'UGEQ, par Jean-Marc Piotte en page 4 de la revue marxiste Parti-Pris de février 65, dont nous rapportions au début de notre article la proposition pour une stratégie d'ensemble des foirces de gauche.

Mais ne nous arrêtons pas là. Continuons. Suivons la progression de « l'idée que suggérait Jacques V. Morin il y a quelques mois: FORMER UN CAUCUS DE GAUCHE de tous les militants syndicaux (permanents syndicaux surtout, dirions-nous) favorables au socialisme québécois.» (Parti-Pris, J.-M.P.)

Au mois de mars 65, quelques semaines après la parution de l'éditorial de J.-M.P. (Jean-Marc Piotte), le Devoir publiait un communiqué de presse qui nous apprenait que le CAUCUS DE GAUCHE était formé. Etaient participants de ce CAUCUS DE GAUCHE : (remarquez bien les noms) JACQUES DESJARDINS, Président de l'UGEQ; JEAN-MARC PIOTTE, de la revue marxiste Partis-Pris; Pierre Vallières de la revue marxiste Révolution Québécoise (récemment mis en prison pour activités subversives); André d'Allemagne du RIN (récemment nommé secrétaire de l'AGEUM - Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal); et Marc Boulard,du NPD (un des lieutenants de M. R. Cliche).

Le 30 mars 1965, un autre communiqué de presse paraissait dans "Le Devoir" nous annonçant, cette fois, la mise en place du "COMITÉ DE COORDINATION DES MOUVEMENTS DE GAUCHE". Voici la composition de ce comité telle que donnée dans "Le Devoir" du 30 mars 1965:

«Le Comité de Coordination des Mouvements de Gauche comprend ; le CAUCUS DE GAUCHE(l), le Club Socialiste Jacques Perrault (professeur à l'université à e Montréal), Coopératives des éditions socialistes (Michel Chartrand), Groupe d'Action Populaire, la Revue Socialiste, la Ligue Socialiste Ouvrière, le PARTI COMMUNISTE CANADIEN, Parti-Pris mouvement, le Parti Socialiste 65 (revue) et Révolution Québécoise. Au cours de la première réunion qui a eu lieu dimanche, ces divers mouvements ont formé un comité de coordination qui devra se réunir au moins une fois par mois. Ce comité a également été chargé d'inviter les autres mouvements de gauche à participer au regroupement des forces de gauche et à préparer la célébration de la fête universelle des travailleurs le 1 er mai.»

Ce n'est un secret pour personne, le 1er mai est la fête officielle du Parti Communiste International. La Célébration eût donc lieu à Montréal et elle fut rapportée par les journaux : les mouvements de gauche réunis - sans excepter le CAUCUS DE GAUCHE dont M. Jacques Desjardins, président de l'UGEQ, est participant officiel - chantèrent le chant universel communiste, l'INTERNATIONALE, à la gloire de Moscou et Pékin.

LA FONDATION DE L'UGEQ.

Dans une interview accordée à un hebdomadaire du Lac St-Jean (et rapportée dans A.-Q. de Mars 65, en page 11) le président de l'UGEQ, M. Jacques Desjardins déclara ce qui suit :

«L'UGEQ a déjà, un mois après sa fondation, 55,000 membres.»

55 000 membres, c'est beaucoup; mais 55 000 membres un mois seulement après la fondation de l'UGEQ, c'est trop vite, pour que l'on ne se pose pas de question sur le procédé de recrutement sans peine de l'UGEQ.

Commençons au commencement. Dans la revue marxiste Parti-Pris de février 65, en page 22, M. Michael McAndrew écrit ceci:

«En novembre 1964, a lieu la fondation de l'Union Générale des Etudiants de la province de Québec (UGEQ). CETTE FONDATION SE PRÉPARAIT DÉJÀ DEPUIS QUELQUES ANNÉES et au cours de l'été 64, les étudiants des trois universités françaises s'étaient successivement retirés de l'Union Canadienne des Etudiants (l'UCE).»

Le texte de M. McAndrew dit que la fondation de l'UGEQ était préparée déjà depuis quelques années. Mais qui préparait cette fondation depuis quelques années déjà ? Les étudiants des « trois universités françaises »... Dans ce cas les étudiants des trois universités françaises auraient certainement été les premiers à la PREMIÈRE Semaine Syndicale de l'organisme dont ils préparaient la fondation déjà depuis quelques années. Il n'aurait pas été étonnant qu'il en fut ainsi. Mais ce qui est très étonnant, c'est que « les étudiants des trois universités françaises » étaient absents, et d'une absence si générale que le journaliste du "Carabin" de l'Université Laval, qui s'y était rendu, M. Jacques Pelletier, a pu donner pour titre à son "commentaire" sur cette première Semaine Syndicale de l'UGEQ : « UN CONGRES SANS ETUDIANTS ! » Est-ce assez dire !

Qui était présent?

Les intéressés sûrement, ceux qui préparaient la fondation de l'UGEQ déjà depuis quelques années évidemment.

Après nous avoir dit que « les étudiants n'étaient pas à ces assises » mais que « tout ce qu’il y a de syndicalisme était là », M. Pelletier ajoute:
«PLUS la gauche révolutionnaire. Des gens de Parti-Pris, Révolution Québécoise, Socialisme 65, etc. Incidemment je me demande si de N’AVOIR FAIT APPEL QU'À LA GAUCHE n'a pas nui à ces assises. On savait, AU DÉPART, que tous ceux qui faisaient partie des panels étaient, au moins GLOBALEMENT, D'ACCORD.»

Et M. Pelletier termine son reportage en remarquant que ce congrès n'était «même pas un congrès de travailleurs, mais un congrès de permanents syndicaux et la gauche québécoise!»

LE PROCÉDÉ DE RECRUTEMENT DE L'UGEQ

La première Semaine Syndicale de l'UGEQ a eu lieu en Mars 65, soit quatre mois après sa fondation en novembre 64. Or (si nous nous en reportons à la déclaration de M. Jacques Desjardins, faite au Lac-Jean) au moment du congrès, il y aurait eu déjà trois mois que l'UGEQ comptait dans ses rangs 55,000 étudiants. Alors, comment se fait-il que ce congrès fut un « congrès sans étudiants » ? Faut-il chercher la réponse dans la pluie et le beau temps ? Non.

Au cours de nos tournées à travers la province de Québec, nous nous sommes entretenus avec un assez grand nombre d'étudiants et d'étudiantes. Et nous nous sommes rendus compte que, spécialement, les présidents et les présidentes des diverses Associations Générales d'Etudiants de Collèges Classiques (AGE) étaient très mécontents du rôle joué par leur Fédération, la FAGECQ (Fédération des Associations Générales des Etudiants des Collèges Classiques du Québec), dans le recrutement de l’UGEQ, et surtout ils étaient choqués, sinon révoltés, par la façon dont ce recrutement avait été fait.

La FAGECQ reçoit un dollar par année, par étudiant, des diverses Associations Générales. Lorsque l'UGEQ fut fondée, la FAGECQ, pour assurer un recrutement à ce "syndicat" sans syndiqués, a prélevé globalement, sur les cotisations qu'elle reçoit des diverses AGE, le montant déterminé par les "fondateurs" de l'UGEQ pour adhérer à leur organisme. La FAGECQ constituait ainsi, ipso facto, membres de l'UGEQ tous les adhérents des Associations Générales de Collèges Classiques, et cela sans consultation préalable avec les présidents ou présidentes de ces associations; elle se contenta, plus tard, de les mettre devant le fait accompli. Tout porte à croire, en ce qui regarde les étudiants des écoles normales et des écoles techniques, qu'ils ont été incorporés à l'UGEQ par le même procédé de leurs Fédérations respectives.

Ce procédé explique le recrutement rapide de l'UGEQ. Ce procédé explique aussi l'absence générale des étudiants du Québec an congrès de l'Union Générale des Etudiants du Québec. Le procédé est efficace, nul doute : il est même totalitaire. Grâce à lui, M. Desjardins pouvait dire à la presse : « L'UGEQ a déjà un mois après sa fondation 55,000 membres. » Mis devant le fait accompli, les étudiants des Associations Générales des divers Collèges Classiques sont en instance de briser, ou ont déjà brisé tout lien avec ce "syndicat" d'une espèce étrange sinon étrangère.

L'UGEQ ne compte déjà Plus 55,000 membres, onze mois après sa fondation : elle en compte moins.

Une déclaration toute récent de M. Pierre Fortin, le secrétaire aux affaires universitaires de la PEN (Presse Etudiante Na tionale), à propos du journal que l'UGEQ projette de lancer, vient encore confirmer tout ce que nous venons de dire. Le DEVOIR rapporte ainsi la déclaration de
M. Pierre Fortin:

«Selon M. Fortin, qui note la "tendance TRÈS A GAUCHE qui se manifeste à l'UGEQ", "l'EXÉCUTIF de l'Union Générale des Etudiants du Québec considère trop les étudiants du Québec comme des éléments politisables plutôt que comme des individus qui doivent prendre conscience de leur qualité d'étudiants".»

Onze mois après la fondation de l'UGEQ, l'exécutif de cet organisme n'a pas changé ses visées politiques ni ses procédés de monopolisation des libertés étudiantes pour le compte de l'idéologie révolutionnaire. La déclaration récente de M. Pierre Fortin en fait foi.

LE JOURNAL DE L'UGEQ

Pour ce qui est du caractère véritable du journal que l'UGEQ doit lancer, le secrétaire aux affaires universitaires de la PEN dit ceci:

«L'UGEQ veut donner un caractère révolutionnaire à son journal étudiant. Nous avons la certitude qu'on veut en faire un autre "Quartier-Latin". On a même approché l'ancien directeur du "Quartier-Latin", M. Serge Maynard, pour le diriger. Ces gars-là font une erreutr monumentale s'ils s'imaginent que le public étudiant à travers le Québec est en mesure d'accueillir une publication étudiante révolutionnaire. Les étudiants ne sont pas réactionnaires mais ils sont loin d'être révolutionnaires. Il ne faut pas se faire d'illusions. Sans compter que les maisons d'enseignement refuseront carrément qu’un tel journal entre dans leurs murs.»

Les remarques de M. Fortin mettent bien en lumière le but pour lequel l'UGEQ a été fondée.

LES REVENDICATIONS RÉELLES DE L'UGEQ

Puisque nous nous sommes bornés à rapporter les faits jusqu'ici, laissant à nos lecteurs le soin de se faire une opinion, le mieux est de conclure par des faits.

Un problème immédiat se pose pour l'UGEQ : trouver un fonds de soutien. Le journal de l'Université Laval, dans son numéro du 11 février 65, rapporte la chose en ces termes :

«Il ne faut pas se surprendre si, à ses débuts, l'UGEQ n'est pas tellement revendicatrice. Avec le budget ridicule qu'elle possède, l'UGEQ ne peut faire de miracles. Mais l'UGEQ travaille afin d'obtenir des moyens financiers nécessaires : une campagne de souscription est en cours avec l'aide de la CSN, de la FTQ et de quelques industriels.»

D'où le dilemme exposé par Michael McAndrew en page 27 de la revue marxiste Parti-Pris de février 65:

«D'une part, au point de vue IDÉOLOGIQUE les étudiants ("Les étudiants": on sait ce que cache ce collectif: le "très à gauche" exécutif de l'UGEQ) ont des revendications radicales et bien formulées et savent généralement quels sont leurs buts.»

Un peu plus haut, dans le même article, M. McAndrew précisait la nature des revendications idéologiques de ceux qui se couvrent du nom d'étudiants (mais qui considèrent ces derniers comme des éléments politisables):

«Si on analyse ces demandes on se rend compte qu'elles sont irréconciliables avec l'ordre établi, qu'elles ne peuvent cadrer dans les structures de la société québécoise actuelle. » (page 23)

Et M. McAndrew poursuit, en page 27:

«D'autre part, du point de vue pratique, les étudiants (sic) sont limités par des contingences et leur action doit s'inscrire dans le contexte même qu'ils rejettent dans leurs revendications. (...)


«Se devant de concilier ces deux champs d'activité, le syndicalisme étudiant (l'UGEQ) ,ne peut se permettre d'hésiter longtemps à la croisée des chemins. Quitte à voir son attitude taxée de "contradictoire", le Mouvement étudiant (l'UGEQ) devra continuer à la fois ses revendications globales et son action concrète pratique. LA CONTRADICTION N'EST NÉFASTE QUE SI ELLE EST INCONSCIENTE. Lorsqu'elle est inévitable on se doit de l'accepter.

«Il est donc, finalement, fondamentalement logique que les deux champs d'activité (qui peuvent être considérés comme thèse et antithèse) y soient d'une certaine façon simultanément niés et affirmés.»

On a reconnu dans la prose de M. McAndrew l'application de la "thèse et de l'antithèse" ou de la "loi de la contradiction" si chère aux révolutionnaires communistes, Marx, Lénine, Mao Tsé-Toung, etc. Aucun doute qu'il ne s'agisse là d'une pensée communiste. Mao Tsé-Toung écrivait à ce sujet:

«La loi de la contradiction... est la loi fondamentale de la dialectique matérialistes.»

Et Lénine :

«La dialectique communiste est l'étude de la contradiction.»

Or, récemment nous lisions ce communiqué de presse émis par la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec:

«Pour donner suite à une récente rencontre avec les dirigeants de l'Union Générale des Etudiants du Québec (l'UGEQ), les administrateurs de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec, ont accepté de venir en aide aux étudiants de l’UGEQ dans la campagne financière qu'ils poursuivent actuellement.

«Dans un communiqué émanant du secrétariat de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec, on annonce que le projet des étudiants sera soumis aux responsables des Commissions scolaires régionales qui tiendront leur prochaine colloque le 17 juillet.

«Monsieur Lévis Sauvé, président général de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec a été nommé l'un des patrons d'honneur de cette campagne étudiante, dite campagne "Fonds de soutien : UGEQ". L'objectif de cette campagne est de $50,000.00.»

Que se passe-t-il chez les administrateurs de la Fédération des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec ? Que se passe-t-il au secrétariat des Fédérations des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec ? Pourquoi M. Lévis Sauvé, Président de la Fédération des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec, a-t-il accepté d'être l'un des patrons d'honneur de la campagne du "Fonds de soutien: UGEQ"?

Nous posons la question.

Nous voulons croire qu'ils ont tous été trompés par la duplicité du jeu consciemment contradictoire de l'UGEQ, et qu'ils croyaient vraiment venir en aide aux étudiants du Québec en aidant l'UGEQ. Mais c'est un fait prouvé : l'UGEQ ne représente pas les étudiants catholiques du Québec. L'UGEQ n'est pas catholique. L'UGEQ "considère les étudiants du Québec comme des éléments politisables" aptes à servir leurs buts “irréconciliables avec l'ordre établi”, buts qui " ne peuvent cadrer dans les structures de la société québécoise actuelle". L'UGEQ est une société de pensée "très à gauche" et qui ne "fait appel qu'à la gauche" dès son premier congrès,
à des gens de Parti-Pris, de Révolution Québécoise, de Socialisme 65, etc. : l'UGEQ dont le président, M. Jacques Desjardins, est un participant du CAUCUS DE GAUCHE, à côté de Jean-Marc Piotte de Parti-Pris, de Pierre Vallières de Révolution Québécoise, d'André d'Allemagne du RIN et de Marc Boulard du NPD. Et il faut se souvenir que 1e CAUCUS DE GAUCHE lui-même entre dans la composition de ce “Comité de Coordination des mouvements de Gauche", comité qui se réunit tous les mois et qui compte parmi ses adhérents le PARTI COMMUNISTE CANADIEN.

Cette dernière partie de notre article a pu avoir l'air d'une digression. En réalité, ces derniers faits nous permettent de conclure qu'au nom d'un ordre social naturel et chrétien, on ne doit pas permettre à ceux qui ont fondé l'UGEQ d'utiliser la jeunesse québécoise à leurs fins. Au contraire, c'est la tâche de tous les catholiques, laïcs ou clercs, jeunes et vieux, professionnels, ouvriers ou étudiants, de combattre ensemble l'UNION GENERALE DES ETUDIANTS DU QUEBEC, et de promouvoir par le fait même une réforme sociale qui visera d'abord à guérir notre société de toutes ces maladies révolutionnaires qui nous viennent de l'étranger. C'est la tâche la plus urgente de notre peuple!

Notes:
1. Ils organisaient ces élèves en cellules secrètes dans chaque classe et leur proposaient un but absolument irréprochable à première vue: le BIEN du collège.


ANNEXES:

Annexe 1
Tous à la Macaza le 1er Octobre

L’Union Générale des Étudiants du Québec et surtout l’Union for Peace Action organisent une manifestation contre la base nucléaire américaine à La Macaza, près de Mont-Laurier, pour la fin de semaine du 1er octobre.

Presque tous le mouvements pacifistes canadiens, et quelques-uns des États-Unis, y participeront; les organisateurs s’attendent à la présence d’environ 5,000 personnes.

Cette manifestation vise les buts suivants: le retrait du Québec et du Canada de la guerre froide; la récupération des sommes consacrées à l’armement afin de les faire servir à des fins pacifistes, entre autres à l’éducation gratuite et au développement économique; le droit des peuples du Québec et du Canada de participer démocratiquement aux décisions du gouvernement en politique extérieure.

Pour de plus amples renseignements concernant la manifestation: PROJET LA MACAZA, 3510 rue Ste-Famille, Montréal, Québec.
------------
Annexe 2
CONGRÈS DU PARTI COMMUNISME REMIS À PLUS TARD

Ce congrès qui devait avoir lieu du 1er au 3 octobre, dans le but de fonder le Parti Communiste du Québec, en tant qu’organisme distinct, ainsi que d’adopter un manifeste et une constitution, a été remis à la fin de semaine suivante, soit du 8 au 10 octobre inclusivement (et peut-être le 11). Et, s’il y a des élections au fédéral, peut-être que ces dates devront être encore changées.

Tel qu’il a déjà été annoncé, tous les membres en règle à la date du 17 septembre 1965 auront le droit de siéger comme délégués avec voix et votes.

LE PARTI COMMUNISTE CANADIEN
-----
Nous reproduisons ci-dessus l'appel paru dans le COMBAT (journal du Parti Communiste canadien) sur la démonstration à La Macaza le 1er octobre. Cette démonstration devait avoir lieu le 25 octobre mais on a décidé que la date du premier octobre sera symbolique avec l'anniversaire de la révolution bolchevique d’octobre 1917. Aussi la convention du nouveau PARTI COMMUNISTE DU QUÉBEC qui devait avoir lieu du 1er au 4 octobre a été remise à plus tard afin de fournir l'occasion à tous les jeunes de ce rendre à la Macaza pour le 1er octobre. L'OPÉRATION LA MACAZA sera probablement une véritable émeute - fruit des mois de préparation dans les camps d'entraînement des querrileros.

C'est l'UGEO (Union Générale des Etudiants eu Québec) et le Student Union for Peace Action qui sont les principaux organisateurs de cette manifestation contre la base nucléaire américaine.

Certains vont encore dire que nous "voyons des communistes partout", mais devant tout ce qui se passe de plus en plus ouvertement, Il est clair que certains ont des yeux pour ne pas voir. L'heure du réveil est arrivé. Etudiants du Québec réagissez et ne vous laissez pas embarquer dans des mouvements qui ne représentent pas la jeunesse étudiante mais veulent au contraire SE SERVIR de cette jeunesse.


Annexe 3
Infiltration dans les écoles

par Léo-Paul Bourrassa S.J.
(Extrait de "Tactiques Communistes contre l'Église".)

Bien avant l'établissement du régime communiste en Chine, des jeunes gens ou des jeunes filles spécialement entraînés s’infiltrèrent dans les écoles, collèges, universités catholiques du pays. Leur mission était de grouper autour d'eux un certain nombre d'élèves (1), d'acquérir prestige et influence, de lancer des mouvements dans l'école. Obéissant aux directives reçues, ils sont très prudents et savent très bien dissimuler leur jeu. Ils se gardent absolument de toute propagande ouvertement communiste, ne fomentent aucun désordre... Cela viendra plus tard. Non ! Ce sont vraiment des élèves modèles. Les professeurs remarquent qu'ils sont brillants et réussissent fort bien aux examens sans donner l'impression d'avoir travaillé beaucoup. Ils sont toujours prêts à aider leurs camarades dans leurs difficultés, dévoués lorsqu'il s'agit de corvées ou d’activités spéciales, respectueux de l'autorité et toujours les premiers à s'offrir pour rendre quelque service, si bien qu'ils ne tardent pas à se gagner la confiance, et des élèves, et de la direction. Aussi finissent-ils par être mis à la tête de leur section.

Elèves modèles embarrassants.

C'est alors qu'ils deviennent peu à peu et de plus en plus embarrassants en se faisant les champions des "bonnes causes". Tel professeur n'a pas la compétence qu'il faut, il serait bon de le changer : suivent des pétitions, des démonstrations. Le préfet de discipline est compétent, mais trop rude de manières... il doit disparaître. Si les autorités de l'école n'agissent pas, elles sentent un malaise chez les étudiants et un beau jour elles seront aux prises avec une GRÈVE admirablement organisée, préparée par une vingtaine d'élèves qui auront TOUT prévu.

En face de ces faits, quelle est l'attitude des autres élèves ? En général, ils suivent. Après tout, se disent-ils, les réformes demandées sont justifiées, jusqu'à un certain point. Les autorités elles-mêmes sont décontenancées : comment peut-il se faire que tel ou tel soit ainsi responsable de ces désordre ? « Ce sont nos meilleurs élèves ! » La situation est devenue extrêmement difficile. Ne pas céder ? Les élèves ont raison dans une certaine mesure, et surtout ils semblent prêts à tout. Céder ?... Mais alors l'autorité en pâtira et une première concession ne fera que rendre les meneurs plus audacieux. On finira par s'entendre sur un compromis... qui laisse le temps de respirer jusqu'à la prochaine explosion.

Les communistes ont alors atteint leur but : ils ont paralysé plus ou moins le fonctionnement d'une institution catholique ; ils ont jeté le discrédit sur les autorités ; ils ont semé la dissension, créé le désordre ; ils ont surtout montré ce dont ils étaient capables et fait régner un sentiment de crainte.

Il aurait fallu prévenir cette infiltration, mais comment ? Mais il est pratiquement impossible de le faire car on ne s'en rend compte qu'après coup, et souvent quand il est trop tard.

 

-------------------------
2
L’UGEQ, MOSCOU ET CUBA

M. Slava Zharkov, représentant du Conseil des étudiants de l'Union soviétique et président du conseil étudiant de l'Université de Moscou, vient d'assister au Congrès de l'UGEQ (l’Union Général des Etudiants du Québec) à l'Université Laval de Québec. On remarquait aussi à ce congrès de l'UGEQ deux délégués de Cuba. M. Francisco Dorticos et M. Dennis Altaman. Invités à prendre la parole à la fin du Congrès de l'UGEQ, deux Cubains se sont déclarés heureux des inquiétudes et des objectifs de coopération internationale manifestés par l'UGEQ. « L’Union Internationale des Etudiants qui soutient la LUTTE contre le colonialisme sous toutes ses formes sera heureuse de travailler aux côtés des étudiants du Québec. » (“L'Union internationale des Etudiants" auquel s'est affiliée l'UGEQ - Union Générale des Etudiants du Québec - est un organisme OFFICIELLEMENT communiste.)

Il y a quelques mois, la propre soeur de Fidel Castro causait une sensation dans le monde libre en déclarant à la presse : « Je ne veux plus demeurer indifférente à tout ce qui arrive dans mon pays. Mes frères, Fidel et Raul ont fait de Cuba une énorme prison entourée d'eau. Le peuple cubain est cloué à une croix imposée par le communisme international. »

Il est assez révélateur de lire dans le journal des étudiants de l'Université de Montréal "Quartier-Latin" du 4 nov. 1965 - un article intitulé « APPUI moral des étudiants de Cuba ». Voici un extrait de cet article :

« L’Union -Générale des Etudiants du Québec (l’UGEQ) a salué avec enthousiasme la présence à son Congrès de M. Francisco Dorticos, vice-président des étudiants universitaires de Cuba (UIE) ainsi que celle de M. Dennis Altaman, représentant des étudiants australiens affiliés à la CIE.

« Dans une conférence de presse, M. Dorticos a communiqué quelques informations concernant l’organisation sociale de Cuba. "Il n'existe pas de problèmes sociaux actuellement à Cuba, a-t-il déclaré. J'entends par là qu'il n'y a rien qui puisse nuire gravement au développement de la société." »

A l'heure où des milliers de Cubains quittent l’île de Castro et souffrent pour la liberté, il est plus que surprenant de voir au Congrès de l'UGEQ deux étudiants révolutionnaires cubains prêcher la collaboration internationale et la lutte contre le colonialisme aux jeunes délégués de l'Union Générale des Etudiants du Québec.

Voilà le genre de propagande marxiste qu'on a servi à plusieurs de nos étudiants québécois lors du dernier Congrès de l'UGEQ à l'Université Laval. Il est temps plus que jamais que les étudiants catholiques se désolidarisent complètement de cette association à but politique qu'est l’Union Générale des Etudiants du Québec.

3
L’UGEQ SUIT SERVILEMENT LA POLITIQUE COMMUNISTE MONDIALE

Dans le journal du Parti communiste canadien "Combat" de septembre 1965, nous pouvions lire que « l’Union Générale des Étudiants du Québec et Students for Peace Action organisaient une manifestation contre la base nucléaire américaine à la Macaza, près de Mont-Laurier... »

Quelques mois plus tard, M. Slava Zharkov, représentant du Conseil des étudiants de l'Union soviétique et président du conseille étudiant de l'Université de Moscou, vint assister au Congrès de l’UGEQ à l’Université Laval. On remarquait aussi à ce congrès de l’UGEQ deux délégués de Cuba. invités à prendre la parole à la fin du Congres, les deux Cubains se sont déclarés heureux des objectifs de coopération internationale manifestés par l’UGEQ.

Et dans "La Presse" du lundi 31 janvier intitulé : Manifestation en faveur de la paix au Vietnam. Nous apprenons qu'une trentaine d'organisations de gauche (dont "Les Jeunesses communistes" et le "Parti communiste canadien") se proposent d'organiser une manifestation de masse et une marche sur le consulat américain. A la fin de l’article on nous apprend que « Les organisateurs principaux du Comité sont M. Daniel Latouche vice-président de l'UGEQ, et Ted Sloan de Montreal Peace Council ».

Enfin nous apprenons de bonne source qu’une manifestation de masse se prépare contre le secrétaire à la défense des Etats-Unis le 15 mai. Et dans le Comité qui prépare cette manifestation anti-américaine nous trouvons encore une fois Daniel Latouche de l'UGEQ accompagné de M. Renaldo de la Ligue des jeunesses communistes du Québec.

Tout ceci se passe de commentaires. L'UGEQ n'a jamais protesté contre le mur de Berlin et contre le colonialisme soviétique et chinois, elle n'a jamais protesté contre la politique de la Russie et de la Chine. Depuis ses débuts l’Union Générale des Étudiants du Québec a suivi et servilement et pas à pas la politique communiste mondiale.

Il est temps que les étudiants québécois qui croient encore à la liberté de pensée au Québec s’éveillent et réagissent.

Commentaire n° 27 posté par Carol Tremblay le 10/01/2009 à 21h39

Très content. Un peuple fier, instruit et bien éduqué. Cuba a très bon potentiel humain. Bonne chance Cuba.

En passant, j'ai travaillé des mois aux USA et c'est un peuple formidable. Il ne faut pas confondre le peuple Américains et les gouvernements Voyous comme ceux de Harper ou Bush.

Commentaire n° 28 posté par Nabil Ouazzani le 13/01/2009 à 06h10
Contact - C.G.U. - Signaler un abus