Mercredi 19 novembre 2008
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Je lisais ce matin le dossier spécial du Journal de Montréal portant sur des idées de "grandeur"
pouvant redonner à Montréal toute sa splendeur des années de l'Administration Drapeau. J'ai lu toutes ces propositions avec un sourire, puis un sentiment de nostalgie. C'est d'ailleurs ce
qui enveloppe le Québec actuellement : la nostalgie des belles années boomers. Ces années où - un peu partout dans le monde - nous bâtissions et construisions, et où la marge de crédit
n'avait pas d'importance.
On bâtissait, et on empilait les comptes pour les générations futures.
Or, les générations futures ont passé, et durant ce passage, l'État - de concert avec les citoyens - ont oublié
d'entretenir la Maison. Puis - comme une automobile dont on n'oublie de faire le changement d'huile - le moteur s'est mis à claquer, la transmission à glisser, et la surchauffe nous a
rattrapé.
On voudrait tous redonner à Montréal cette idéal de splendeur effervescente des années de Jean Drapeau. Hélàs, les
coûts de rénovation en infrastructures sous-terraines de Montréal s'élève à 5 milliards de dollars. Le déficit actuarielle des caisses de retraite des employés municipaux explose. À titre
d'exemple, remplacer un seul camion incendie coût environ 800 000,00$ dans le budget de la Sécurité publique. Construire un CHUM de béton nécessitera une injection d'au moins 2 à 3 milliards de
dollars alors que le territoire est parsemé d'hôpitaux et que la population québécoise baissera en nombre d'ici quelques années!
Moi, je rêve d'un politicien qui ne fera pas de promesse. Qui ne fera pas de clips électoraux. Qui ne soupoudrera
pas des millions à gauche et à droite. Qui va seulement me dire: je vais reconstruire et administrer. Qui va me dire : laisser moi faire le ménage dans un premier mandat, et on verra ensemble
APRÈS. Un peu comme la mairesse Boucher l'avait fait lors de son élection à la Mairie de Québec: pas de pancarte, pas de budget, pas de slogan bonbon et pas de sourire pepsodent, ni de
petits enfants dans les bras de politiciens dîplomés de l'École Nationale de l'Humour.
Nos politiciens nous vendent du rêve pour les 20 prochaines années : il s'agit d'une fausse vision. D'un leurre,
d'un mirage. Le mur est devant nous et on perd notre temnps à regarder par-dessus celui-ci. Mieux vaut déménager son cerveau ailleurs et ne plus perdre son temps avec la
politique.
Stéphane Gendron
Par Stéphane Gendron
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Publié dans : huntingdon
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