Attention aux oiseaux de malheurs qui voudraient enterrer immédiatement l'ADQ. Les lendemains de ces élections partielles ne sonnent
pas le glas des funérailles de l'ADQ. Cette formation politique a l'avantage de bénéficier dorénavant d'une importante machine électorale et de structures dignes d'un parti d'envergure
nationale.
Mario Dumont ne passe plus la barre. Arrivé à l'Assemblée Nationale en 1994 (nous sommes en 2008), Dumont souffre du syndrôme d'un politicien jeune à l'allure mièvre d'un vieillard. Peu doué pour
le discours et d'un charisme aussi foudroyant qu'une chaise berçante, Dumont doit céder sa place le plus tôt possible, et ce pour le bien du parti qu'il a fondé.
Les jours de Mario sont comptés. La prochaine élection générale viendra consacrer le départ de Mario - malheureusement dans la disgrâce. Le prochain chef de l'ADQ aura alors les coudées franches
pour présenter des solutions et non une critique générale de la société québécoise. Les travers de la société dans laquelle nous vivons, nous les connaissons tous. Le PLQ les ignore, et le PQ
rêve d'un monde utopique où même le chiendant sera mis à contribution dans ce merveilleux édifice que sera le Québec souverain.
L'ADQ représente encore un potentiel magnifique de transformation et de changement. Tout ce qu'il lui manque: un leader qui présentera des solutions et une force incroyable de résister aux
lobbies et aux pressions populaires. Ce prochain leader devra être capable de dire Non, même au Peuple québécois lorsqu'il se mettra à grincer des dents. Ce prochain leader devra sussi
faire fi des bourrelets de démocratie dont la société québécoise souffre et mettre de côté le temps des éternelles Concert-Actions inter-régionales des forces vives du milieu.
Dumont n'a pas cette capacité, tout comme Charest et Marois. À quoi bon présenter l'ADQ comme un parti de la nouvelle génération lorsqu'il est dirigé par un chef qui pourrait faire office de
doyen à l'Assemblée Nationale ?
Derniers Commentaires