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Mercredi 14 mai 2008
La protection est à la mode au Québec, de même que dans toutes les sociétés occidentales. Ce concept origine de l'ombudsman, terme générique d'origine suédoise qui incarne cette personne désignée pour entendre les griefs et demander réparation. Dans certain pays, il prend la forme de "Médiateur de la République" ou de "Défenseur du Peuple".

De nos jours, pratiquement tous les organismes d'envergure ont un ombudsman, dont le rôle s'apparente au département des plaintes. Le rôle de l'ombudsman est toutefois modulé en ce sens qu'il intervient généralement une fois l'ensemble des recours traditionnels épuisés.

La Ministre Courchesne nous propose dans son projet de Loi (que vous pouvez consulter en cliquant
ici), la création d'un Protecteur de l'Élève. À première vue, on pourra y voir la consécration suprême du concept de l'enfant-roi. J'y vois plutôt cet effet pervers qui sera toutefois largement compensé par les bienfaits de cette création. Pourquoi? Parce que les Commissions scolaires ont perdu depuis longtemps cette préoccupation première d'être au service de l'instruction de nos enfants. Parce que maintenant - comme c'est le cas d'ailleurs dans nos écoles ici à la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands - on crée des classes multi-niveaux sans aucun critère d'intégration des élèves, qu'ils représentent ou non des difficultés d'apprentissage. La seule considération étant celle de boucler le budget. Ou de refuser le redoublement d'un élève comme c'est le cas dans une école pas très loin de chez-nous sous prétexte ... qu'il n'y aurait plus de place ... "...On verra l'année prochaine ce qu'on fera avec le p'tit" de nous répondre la direction générale !

Des directions d'écoles et des fonctionnaires crasses de Commissions scolaires, ça existent. Le Protecteur de l'Élève saura remettre les pendules à l'heure. Souhaitons-le tous.

Stéphane Gendron




par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Mardi 13 mai 2008
Attention aux oiseaux de malheurs qui voudraient enterrer immédiatement l'ADQ. Les lendemains de ces élections partielles ne sonnent pas le glas des funérailles de l'ADQ. Cette formation politique a l'avantage de bénéficier dorénavant d'une importante machine électorale et de structures dignes d'un parti d'envergure nationale.

Mario Dumont ne passe plus la barre. Arrivé à l'Assemblée Nationale en 1994 (nous sommes en 2008), Dumont souffre du syndrôme d'un politicien jeune à l'allure mièvre d'un vieillard. Peu doué pour le discours et d'un charisme aussi foudroyant qu'une chaise berçante, Dumont doit céder sa place le plus tôt possible, et ce pour le bien du parti qu'il a fondé.

Les jours de Mario sont comptés. La prochaine élection générale viendra consacrer le départ de Mario - malheureusement dans la disgrâce. Le prochain chef de l'ADQ aura alors les coudées franches pour présenter des solutions et non une critique générale de la société québécoise. Les travers de la société dans laquelle nous vivons, nous les connaissons tous. Le PLQ les ignore, et le PQ rêve d'un monde utopique où même le chiendant sera mis à contribution dans ce merveilleux édifice que sera le Québec souverain.

L'ADQ représente encore un potentiel magnifique de transformation et de changement. Tout ce qu'il lui manque: un leader qui présentera des solutions et une force incroyable de résister aux lobbies et aux pressions populaires. Ce prochain leader devra être capable de dire Non, même au Peuple québécois lorsqu'il se mettra à grincer des dents. Ce prochain leader devra sussi faire fi des bourrelets de démocratie dont la société québécoise souffre et mettre de côté le temps des éternelles Concert-Actions inter-régionales des forces vives du milieu. Dumont n'a pas cette capacité, tout comme Charest et Marois. À quoi bon présenter l'ADQ comme un parti de la nouvelle génération lorsqu'il est dirigé par un chef qui pourrait faire office de doyen à l'Assemblée Nationale ?

Stéphane Gendron


par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Lundi 12 mai 2008
La firme Multi Réso rend publique en grande pompe ce matin un sondage quasi-surréaliste concernant l'existence d'une relation - ma foi du bon Dieu - tout simplement fusionnelle entre les citoyens québécois et les éoliennes. On peut consulter le site internet de cette firme en allant à l'adresse suivante: http://www.multireso.com

On apprend sous la plume du journaliste Louis-Gilles Francoeur du quotidien Le Devoir que 86% des répondants se disent satisfaits de la présence d'éoliennes. 50% de l'échantillonage de 1000 répondants vit à moins de 10 kilomètres d'une éolienne. De plus, on y apprend que 73% des répondants locaux (où sont installées les éoliennes) "estiment" que ce genre de production a des retombées économiques assez importantes chez eux. Ils "estiment" aussi à 72% qu'un parc ne représente pas de risque pour la santé.

Et bien voilà. Vous avez tout compris. Il s'agit d'un sondage sur les perceptions et n'a rien de scientifique. Une question de feeling, comme le chantait Richard Cociente à l'époque. Pourquoi n'a-t-on pas concentré le sondage auprès des personnes vivants à 1 kilomètre ou moins de ces moulins à vent ? C'est d'ailleurs la norme la plus répandue au sein des règlements de contrôle intérimaire de la plupart des municipalités régionales de comté du Québec. 10 kilomètres, ça fait moins mal qu'un seul.

Que dire des questions sur l'impact économique ou la santé! Encore des impressions et des perceptions. Les personnes interrogées n'étaient pas médecin ni scientifique ou économiste. On aurait demandé aux automobilistes en 1970 s'ils considéraient le plomb dans la gasoline comme étant nocif que bien peu auraient pu nous en déclarer les effets néfastes, et pourtant, le plomb fut banni des essences par la suite.

Lorsque j'ai demandé à Mme Caroline Léger de la firme Multi Réso : "Si on avait demandé la question suivante: Considérant que l'éolienne a un taux d'inefficacité de l'ordre de 70%, supporteriez-vous cet investissement chez-vous? Pensez-vous que la réponse aurait été différente?" Un silence au bout du fil.

Comme en politique, tout est dans l'art de poser les questions.

Multi Réso a agit de son propre chef et n'a reçu de commande de personne ni d'aucun promoteur pour faire cette sortie médiatique aujourd'hui. On a même pris la peine de le spécifier dans le texte du Communiqué de presse. Soit. Multi Réso a aussi comme clients Hydro-Québec, Gaz Métro et Équiterre.
Claude Béchard sera heureux de se servir de cet excellent outil marketing pour vendre sa salade en région, et ce gratuitement ! Pour une fois que cela ne coûtera rien en fonds publics...

Pour écouter notre entrevue avec Caroline Léger de la firme Multi Réso, cliquez
ici.

Stéphane Gendron
par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Samedi 10 mai 2008
Bonne fin de semaine. J'ai absolument besoin de votre jugement puisque le mien semble irrémédiablement brûlé par ce monde de plus en plus étonnant.

Outre la bonne nouvelle de la victoire appréhendée de Barack Obama à la chefferie du parti Démocrate (une affaire classée), j'ai découvert deux nouvelles insolites chez nos amis du Sud. Bien évidemment, il s'agit de nouvelles légères dignes de la saison.

La première: une étudiante s'est faite expulsée de son bal des finissants à Houston manu militari alors qu'elle tentait d'aller rejoindre ses amis à l'Hôtel Marriott où devait se tenir cette soirée qui se voulait mémorable. L'expulsion s'est faite à l'aide de la police lorsque la situation s'est corsée. La jeune adolescente voulait être remboursée, ce qui lui a été refusé à juste titre. Le problème ? La "robe" de bal. Personnellement, j'ai vu le tout et je dois vous avouer mon désarroi. S'il avait fallu que ma fille aînée, Virginie, ait porté ce genre de tissu, puisqu'il s'agit plutôt d'un morceau de tissu qu'une simple robe, j'aurais probablement perdu connaissance. Imaginez la réaction des parents qui ont vu ce reportage sur toutes les chaînes de TV du Lone Star State! La honte. Plus profond que cela, cette indécence vestimentaire est intimement liée à l'hypersexualisation et la perte des références en semblable matière. Je me souviens même avoir eu un petit débat semblable à mes propres séances du Conseil municipal. Une triste histoire de sans-génie et de petite cervelle. Heureusement qu'il existe encore des pionniers du gros bon sens pour ramener ces créatures acéphales à leur place. La mini-jupe n'a pas sa place à un bal des finissants pas plus qu'à une séance de conseil municipal. Pour visionner le reportage de la chaîne KHOU-TV de Houston, cliquez ici.

La seconde est aussi pathétique mais beaucoup plus comestible. Elle consiste à s'associer à d'autres être humains - étrangers ou non - dans le cadre de séances que l'on peut qualifier de "bonding". Ce mouvement qui avait débuté il y a de cela des lunes et qui consistait à organiser des fins de semaine émotives entre hommes afin de se re-découvrir un côté plus sentimental a pris de l'ampleur et se transforme cette fois-ci en "cuddle party". Tous ensemble, hommes et femmes, on se ramasse littéralement dans un loft et on se caresse allègrement les uns les autres pendant trois (longues) heures. Incroyable de constater à quel point l'humain est en constante recherche de sensation. Pour visionner le reportage de la chaîne CBS 3 de Philadelphie, cliquez ici. Si vous êtes tentés par l'expérience, vous pouvez visiter le site internet à l'adresse suivante: http://www.cuddleparty.com. Bon tripotage.

Alors, suis-je fou à temps plein ou à temps partiel ?

Bonne fin de semaine

Stéphane Gendron

par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Vendredi 9 mai 2008
Où se cache Stephen Harper ?

Voici une note que je viens d'expédier à Son Excellence Alan Baker, Ambassadeur de l'État d'Israël au Canada:
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À l'Attention de Son Excellence Alan Baker
Ambassadeur de l'État d'Israël au Canada 

Son Excellence,

À titre de Maire de la Ville de Huntingdon au Québec et d'élu municipal d'une ville où cohabite dans la paix plusieurs groupes et communautés culturelles, permettez-moi d'exprimer mon désaccord concernant vos remarques à caractère racial et religieuse concernant le député libéral de la région de Toronto, Monsieur Omar Alghabra .

Le droit à l'opinion existe au Canada, et le droit de dénoncer l'attitude de votre État dans le conflit qui l'oppose à la Palestine aussi. Nous avons aussi le droit de croire à la thèse de l'historien Ilan Pappé (The ethnic cleansing of Palestine) à l'effet que votre État a procédé à un nettoyage ethnique de la Palestine pour établir son propre pays, un triste anniversaire que nous commémorons ces jours-ci.

En tant qu'Ambassadeur, nous nous interrogeons sur les motifs qui vous ont poussé à intervenir en matière de politique intérieure au Canada, et vous demandons de respecter les règles et le devoir de réserve qui s'attachent à votre Poste. L'automonie politique et l'indépendance idéologique du Canada constituent des valeurs importantes pour notre Nation.

Nous espérons que votre Gouvernement saura apprendre des erreurs du passé et que vous parviendrez à reconnaître le droit effectif des Palestiniens à exister sur leurs propres terres.

Très sincèrement

Stéphane Gendron

Maire de la Ville de Huntingdon
23, rue King
Huntingdon (Québec) J0S 1H0

Le 9 mai 2008

Le Député libéral Omar Alghabra

 

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Vendredi 9 mai 2008
Dixit Nicolas Sarkozy en sortant hier du cimetière canadien de Beny-Reviers, en compagnie de la Gouverneure Générale du Canada:

«On aime le Québec, mais on aime le Canada. On aime les deux. Et ceux qui sont morts ici, on ne leur a pas demandé de quelle région ils venaient. On savait de quel pays ils venaient. On ne leur a même pas demandé quelle langue ils parlaient. Ceux qui sont sous terre, même s'ils ne pratiquaient pas notre langue, ils nous ont sauvés et nous ont aidés

Ainsi, Monsieur le Président, le Québec est une "Région" ?

Vous pouvez demeurer en France. Le Québec n'a pas besoin de votre bling-bling ni de votre starlette pour le 400è anniversaire.

Stéphane Gendron


par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Jeudi 8 mai 2008
La nomination de Maxime Bernier à la tête de la diplomatie canadienne reflète l'ignorance crasse d'un Premier Ministre sans culture politique sur la scène internationale. Harper est un fin connaisseur de hockey, mais pour le reste, c'est une autre histoire. On est loin de l'intellect de Lester B. Pearson ou de Pierre E. Trudeau. Harper était-il sorti de sa ouach de l'Ouest canadien avant de se hisser à la tête des Conservateurs? J'en doute. Pas étonnant de constater la nomination de Bernier à la tête d'un Ministère dont il n'avait aucune compétence! À noter que son prédécesseur, Peter McKay, n'était guère mieux.

Ceci étant dit, quel est ce derby de démolition de la vie privée à laquelle nous assistons depuis hier?

Ainsi, Bernier serait coupable par association tout simplement parce qu'il s'est lié avec une dénommée Julie Couillard ?

Ridicule. Encore une autre preuve qu'une personne le moindrement intelligente n'a pas de temps à perdre en politique. Imaginez ce matin, même Vincent Marisal en fait ses choux gras en s'interrogeant sur la pertinence de cette liaison. Ridicule.

On va même jusqu'à s'interroger sur la décence de la robe de Mme Couillard lors de la prestation de serment de Bernier à Rideau Hall. Qu'a-t-elle, cette robe ? Rien, si ce n'est de mettre en valeur une très belle personne. J'avoue que la couleur brune me laisse un peu froid, mais pour le reste, je suis acheteur n'importe quand!

Bande de petits journalistes petits. Et La Presse qui se vante d'avoir mis à contribution ses deux meilleurs experts en crime organisé (Noël et Cédilot). De la pure folie. Laissez donc la vie privée là où elle doit demeurer.

Aussi, cet épisode maladif nous laisse donc croire en la nécessité de déclencher des élections générales au plus vite. Harper avait raison lorsqu'il mentionnait qu'il en avait assez de ces campagnes de l'Opposition afin de salir la réputation des têtes conservatrices. N'y a-t-il pas d'autres sujets à traiter ?

Autre sujet beaucoup plus important: le crime social de Jean Charest concernant les éoliennes plantées dans nos plus belles terres agricoles en Montérégie méritent très certainement beaucoup plus d'attention qu'une histoire de cul et d'amour qui relève strictement du privé. Charest - le fossoyeur de nos générations futures : rien dans les journaux ce matin! Bien évidemment, on comprend pourquoi. Charest achète de la généreuse publicité dans nos Quotidiens à même notre argent. La convergence au pays des libéraux, et les petits caniches de l'information se ferment la boîte. Pas une élite journalistique ne s'est penchée sur le contenu des contrats dolosifs des grosses poches de Toronto ou d'ailleurs qui mettent au pied du mur nos agriculteurs pour quelques graines monétaires. Ça donne quoi de se battre pour la salle des nouvelles de TQS dans un tel contexte? Charest est chumé avec les journalistes, on voit le résultat. Charest et Normandeau et leurs nombreux amis journalistes ne s'interrogent pas non plus sur le sort qui sera réservé à ces moulins qui resteront plantés là lorsque les poches de Toronto auront déguerpi avec la caisse avant terme. Quelle connerie que celle d'être dirigé par des être inférieurs intellectuellement.

L'élite co-sanguine du Culbec... mon oeil.

Stéphane Gendron


par Stéphane Gendron publié dans : huntingdon
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Mercredi 7 mai 2008
L'environnement est devenu une véritable tendance doublée d'une consipration du slience lorsqu'il s'agit d'aborder le cas pathétique des éoliennes, ou de remettre en question la vertu allélguée. Souvenez-vous du dossier de l'éthanol...

Quand Jean Charest annonce un investissement en milliards de dollars pour des éoliennes, il omet de mentionner que cette forme de production d'énergie est la moins efficace et la plus coûteuse comparativement à l'hydro-électricité. En effet, l'ensemble de toutes les études de performance sont unanimes sur le sujet: une éolienne de 1 MwH ne produit pas 1 MwH mais environ 30% de cette capacité, dans le meilleur des scénarios. Première vérité cachée.

Deuxième vérité que nous apprend les médias lors de l'annonce de Charest: il en coûte beaucoup plus cher de produire l'énergie via l'éolienne : 30% et peut-être même plus.

Troisième et triste vérité: la population "blanche" du Québec n'est pas aussi organisée que le Lobby des Premières Nations des territoires nordiques. Il est donc plus facile de vous planter un moulin à vent pour 30 ans dans votre figure et détruire votre environnement que de faire des barrages au Nord. C'est moins sensible politiquement et nous n'avons pas à faire face à des revendications de territoires dits ancestraux.

Quand les grosses poches de Toronto se sont présentés chez-nous, au Gouvernement régional de la MRC du Haut-St-Laurent à Huntingdon pour nous demander un appui, voir un chèque en blanc, à la plantation d'éoliennes dans notre région, j'ai été le seul Maire autour de la Table à demander le niveau des redevances à payer à la MRC. Personne n'avait abordé ce point. Pas de réponse non plus des grosses poches de Toronto. Aussi, j'ai demandé quel serait le sort réservé à ces installations dans l'éventualité où la compagnie disparaîssait avant la durée de vie de ces moulins. Je me suis fait répondre que cette éventualité n'avait pas été envisagée. Belle improvisation.

Vous connaissez la méthode utilisée par les grosses poches: on paie l'agriculteur en échange d'un lettre d'appui de sa part. Puis, on lui fait mitoiter des sommes d'argent pour louer une partie de son lot. Et sans parler des ententes secrètes entre les poches de Toronto et la municipalité d'accueil qui - faut-il le rappeler - se doit d'être fiduciaire des intérêts de l'ensemble de ses citoyens et non seulement de ceux qui recevront une compensation finacière.

La Ministre des Affaires municipales, si elle est d'accord avec le fait de dévierger littéralement nos territoires - pour un principe énergétique aussi peu efficace -  devrait troquer sa jupe pour une paire de culotte et exiger un taux minimum de redevances aux territoires ainsi spoliés. Nous n'avons pas de sang amérindiens, mais nous ne sommes pas fou à temps plein ! En ce sens, l'exemple de la Nation des Cris doit très certainement être imité. C'est une question de leadership, une denrée rare de nos jours.

Enfin, quelques mots sur cette publicité gouvernementale de Jean Charest qui - à grand placards dans les quotidiens - nous parle de l'annonce rapportée dans tous les journaux. Cette publicité a une odeur nauséabonde d'auto-promotion à même les fonds publics. Monsieur Charest, cessez d'utiliser les fonds publics pour cela, nous savons lire les articles et les manchettes de nos journalistes.

Stéphane Gendron
Maire de la Ville de Huntingdon
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Dimanche 4 mai 2008
Deux nouvelles cette fin de semaine.

La première concerne le Mémoriel en souvenir des victimes du Vol 93 qui s'est abîmé dans un champ de la Pennsylvanie le 11 septembre 2001. La Commission chargée d'élaborer le Mémoriel a tenue cette semaine des audiences publiques afin de recueillir les commentaires des familles des victimes et des citoyens concernant ce projet de parc devant être inauguré le 11 septembre 2011 au coût de 57 millions de dollars.

Dès le début des audiences, certains y ont vu un vaste complot afin de rendre hommage aux terroristes. Les images aériennes du projet de Mémorielavait le "défaut" d'adopter la forme du croissant islamique, le tout ceinturé d'arbres au feuillage rouge! Comble de l'affront: le Mémoriel avait une tendence géographique vers La Mecque ! Abasourdies par autant de malveillance, les familles des victimes ont vite dénoncé le ridicule de toute l'affaire et insistées pour aller de l'avant avec le projet tel qu'élaboré. Mais au-delà de ce ridicule, on constate encore une fois l'incroyable force de l'ignorance qui - lorsque doublée de la haine et des préjugés - peut se transformer dangereusement. C'est aussi ridicule que mettre côte à côte sur une même affiche électorale la question des seuils d'immigration et la détérioration du français à Montréal. Plus sournois mais tout aussi "efficace".

Pour visionner le reportage de la station de télévision KDKA de Pittsburgh, cliquez ici.

Côté Kentucky Derby, le Thoroughbred Big Brown conduit par Kent Désormeaux a remporté la prestigieuse course avec un chronomètre de 2 minutes et 1,45 secondes devant une foule enthousiaste de 157 770 personnes, un record d'assistance qu'on n'avait pas vu depuis 1915. Désormeaux en était à sa troisième victoire au Kentucky Derby. Cette course fut toutefois assombrie par l'euthanasie - sur place - de Eight Belles qui s'était blessé gravement à ses deux chevilles frontales en toute fin de course. Il s'agit de la première mort d'un cheval directement sur le site du Kentucky Derby. À visionner les reportages, l'émotion était lourde et palpable dans l'enceinte. Plusieurs commentateurs n'ont pas hésité à faire le lien avec une autre tragédie récente, celle de la mort du grand Barbaro survenue aux lendemains du Kentucky Derby il y a de cela déjà deux ans!

Le total des bourses gagnées par Big Brown s'élève aujourd'hui à 2 114 500,00$

Pour visionner les différentes courses, cliquez ici pour accéder au site du Kentucky Derby.

Bonne fin de semaine.

Stéphane Gendron

Big Brown et le Jockey Kent Désormeaux au Kentucky Derby (2008)











Eight Belles, second dans la course, a dû être enthanasié sur place.

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Jeudi 1 mai 2008
Gilles Proulx prend sa retraite des ondes au terme pratiquement d'un demi-siècle de présence. Le tout sera officialisé à la fin du mois d'août 2008.

Je sais que Gilles s'en prend régulièrement à ma personne sur les ondes du 98,5 FM. Ses commentaires à mon endroit me sont rapportés régulièrement par des auditeurs. Ils sont majoritairement négatifs. Hélas.

Malgré toutes les controverses suscitées par Gilles à mon endroit, je persiste à souligner l'influence que cet homme a eu sur ma jeunesse, ma vie, et la formation de mon opinion sur les affaires publiques. Quand j'étais tout jeune - au cycle secondaire - mon chauffeur d'autobus écoutait Gilles à l'époque où il diffusait son commentaire sur CKOI. Je ne manquais jamais ce moment magique. Puis, je suis devenu un véritable accroc du Journal du Midi à CJMS puis à CKAC. Gilles m'a fait rire, enrager, et m'a procuré de très bons moments d'extase radiophonique. Gilles Proulx faisait aussi oeuvre d'éducation populaire et bien peu de gens ont reconnu cet homme qui incarnait à lui seul un généraliste digne d'une véritable encyclopédie. Je l'en remercie du fond du coeur.

Co-animer l'Avocat et le Diable avec Gilles fut une grande expérience que je retiendrai toute ma vie. Enfin, je parvenais à me hisser dans l'entourage de mon idole de jeunesse. Que peut-on demander de mieux?

Par moments, Gilles a été dur envers moi. Lorsque je suis arrivé au Couvre-Feu en mars 2005, Gilles avait dénoncé ma nomination : ce n'était pas la place d'un politicien en ondes. Gilles favorisait les gens de l'industrie - une réaction normale et justifiée en soi.

Gilles Proulx a mené plusieurs combats par les ondes. Celui de la langue française était son principal cheval de bataille - et il avait et a toujours raison de dénoncer la piètre qualité du français dans les médias. En ce sens, il représentait un exemple à suivre et imiter.

Je profite de ce Blog pour saluer une carrière d'exception. Je souhaite aussi à Gilles de trouver la sérénité dans une retraite qui - je l'espère - ne le mettra pas au rancart définitivement. Gilles a encore beaucoup à apporter dans le domaines des communications, et ce malgré l'ensemble des travers que l'on peut y retrouver. Un homme d'opinion ne peut faire l'unanimité. Et au fond, qui n'a pas de travers ici et là ?

Au revoir et MERCI (sans rancune) !

Stéphane Gendron

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